Tribunes

Tribune numéro 109- parue sur le journal municipal « Côté Croissy » d’octobre 2022

Une politique locale est possible face au dérèglement climatique

Notre ville vient de réaliser une étude des consommations énergétiques des bâtiments communaux. La municipalité est en règle avec ses obligations (« décret tertiaire »). 

Mais il n’est pas suffisant de se satisfaire de ce bilan favorisé par un parc immobilier récent. Sans attendre d’y être contraint, une politique municipale de transition énergétique pourrait agir sur trois axes :

  • Définir et afficher les objectifs de réduction des consommations énergétiques pour l’ensemble des bâtiments publics permettant de connaître les difficultés et les progrès mesurés dans la durée.  
  • Développer les solutions de production électrique photovoltaïques sur le bâti public, permettant d’améliorer l’autonomie et la résilience de l’approvisionnement énergétique.
  • Organiser des réunions publiques pour une prise de conscience collective sur le sujet, et partager connaissances et expériences.

L’expérimentation urbaine est plus efficace dans le domaine de l’énergie que les grands projets nationaux. Il faut une volonté politique associée à des outils de concertation et de transparence. Notre commune a tous les atouts pour agir. 

Post Scriptum : L’Ile de France est la région qui consomme le plus d’énergie, qui en produit le moins et qui a le plus petit parc solaire parmi toutes les régions françaises (182 MW seulement).

Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire

Tribune numéro 108- parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de juin 2022 :

Quel avenir pour la piste d’athlétisme ?

Alertée par les associations sportives, la liste Croissy Écologique et Solidaire avait inscrit dans son programme électoral la réfection de la piste d’athlétisme. En effet, depuis des années, du fait d’affaissements, la piste est devenue impropre à la compétition. Rien n’étant fait, la piste continue à se dégrader au point qu’aujourd’hui la section athlétisme doit déserter le stade de Croissy et s’entraîner à Montesson. 
Au lieu d’être à l’écoute des besoins des associations sportives et faire les travaux de réfection nécessaires, la municipalité préfère lancer la construction au stade d’un nouveau bâtiment avec la logique de rafler un maximum de subventions. Le futur terrain couvert de beach-volley sera-t-il un investissement utilisé et entretenu au mieux ?
Au lieu de promouvoir le site magnifique du stade omnisport et ses installations auprès du plus grand nombre, la municipalité préfère s’enorgueillir de mettre à disposition le stade pour des équipes nationales de diverses compétitions accueillies en France, dans une logique de rentabilisation des équipements publics.
Nous demandons de renverser les priorités et d’avoir une action réelle de promotion de la pratique sportive et de soutien des associations. 

Tribune numéro 107- parue sur le journal municipal « Côté Croissy » d’avril 2022:

Pour une vraie démocratie participative

Beaucoup de citoyens se détachent de la vie démocratique. Mais l’échelon municipal conserve un haut niveau d’intérêt. Or la défiance commence à exister aussi au niveau local et son développement peut mettre en péril notre idéal démocratique. 

La démocratie locale se nourrit, se mérite. Transparente et participative, elle est une exigence fondamentale de notre engagement, c’est une condition nécessaire à la bonne gouvernance d’une commune. 

Le programme de la majorité municipale comporte des engagements en matière de démocratie participative et de vie des quartiers, non sans certaines ambiguïtés au demeurant. Par quoi se sont-ils traduits après 2 ans de mandat ? 

Des tentatives bien timides ou inaudibles qui ne sont pas à la hauteur des enjeux et des attentes légitimes et qui laissent douter de leur sincérité et d’une réelle volonté municipale.

Réunions publiques, enquêtes auprès des habitants, boîtes à idées, ateliers de co-construction, anticipation et approfondissement des informations, pourquoi ces quelques moyens ne sont-ils pas utilisés par la municipalité ?

Les élus de la liste Croissy écologique et solidaire vous invitent à vous exprimer à ce sujet. Visitez le site internet croissyautrement.org, écrivez-nous.

Tribune numéro 106- parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de février 2022 :

Le mieux pour nos enfants

Mettre en place un Projet Alimentaire Territorial (PAT) pour une restauration scolaire saine, écologique, sans plastique et de qualité est l’une des propositions du programme de « Ensemble, Vivre à Croissy »(la liste municipale majoritaire). S’il s’agit d’offrir une alimentation saine et de proximité à nos enfants, il nous paraît évidemment nécessaire de le mettre en oeuvre au plus tôt. C’est un projet qui devrait associer plusieurs communes, voire la communauté d’agglomération, et bénéficier de l’aide de la Région Ile de France.

Qu’en est-il de l’avancement de cet engagement? A quand une cuisine locale qui concoctera des plats à base de produits bio pour les enfants de Croissy? C’est un voeux que nous formulons pour cette année! Année que nous vous souhaitons la meilleure possible.

Un exemple de PAT Plan Alimentaire Territorial, en Seine Saint Denis. La municipalité de Croissy aura t’elle autant d’ambition?

Tribune numéro 105 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de décembre 2021 :

L’hypocrisie de la prise en compte du quotient familial

Un sujet qui nous tient à cœur : la prise en compte du quotient familial

Pour exemple, l’accueil du matin en périscolaire. Pour un foyer dont le revenu mensuel est de 1.500 €, le tarif est de 2,44 €. Pour un foyer dont le revenu mensuel est supérieur à 4.000 €, le tarif est 2,62€. Soit une différence de 18 centimes (environs 7%), pour un écart de revenus à minima de 2.500 € (environs 266%).  
De même, la restauration municipale. Les tarifs vont de 4,10 € pour les revenus les plus faibles à 5,01€ pour les revenus les plus élevées, soit une différence de 90 centimes (environs 18%). 

Le coût de la cantine et de l’accueil du matin et du soir pèse lourdement pour les familles aux revenus modestes. 
L’application de ce pseudo quotient familial nous apparait profondément injuste.

Par ailleurs, le CCAS n’est pas là pour compenser cette injustice. L’enquête menée alors est intrusive concernant les dépenses de la famille, et la plupart des familles pour lesquelles le coût des activités périscolaires est important ne bénéficient pas pour autant d’une prise en charge par le CCAS.

Cette façon de faire est indécente. Il faut un quotient familial plus juste qui propose enfin une esquisse de redistribution cohérente des revenus dans notre commune. 
 

Les élus de la liste Croissy Écologique et Solidaire

Tribune numéro 104 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » d’octobre 2021 :

Le château Chanorier : un avenir de plus en plus commercial ?

Le château Chanorier et ses dépendances étant le principal patrimoine historique de notre ville, il est heureux que la municipalité en ait mené à bien la restauration et la mise en valeur, et il est aussi heureux qu’après restauration, son activité ait remplit pleinement son rôle de lieu de convivialité et de partage, grâce aux bénévoles et associations de Croissy. Nombreux sont ceux qui regrettent encore le salon de thé associatif ! et les multiples activités générées par les associations.

Au motif que Chanorier coutait cher, le château a été concédé à la société Epicure qui en a fait son centre de promotion des briques Lego. Jusqu’à récemment, Epicure ne payait pratiquement pas de loyer en numéraire, mais en animations et « œuvres d’art » lesdites œuvres d’art n’étant ni plus ni moins que des installations promotionnelles de la société Lego, que la ville s’engage à acheter comme principale rémunération de l’occupation du château, devenu le siège social de cette société. Cet état de fait est regrettable !

Ce contrat d’occupation avec Epicure se terminant en 2020, un avenant a été voté le 5 octobre 2020 – sans appel d’offre et avec l’opposition de 4 conseillers municipaux—jusqu’en décembre 2021, la principale modification étant que loyer et achats d’œuvre ou d’expositions sont désormais disjoints, ce qui est quand même la moindre des choses ! L’avenant voté va jusqu’à indemniser rétroactivement Epicure de 2170€ par mois pour la terminaison de sa facilité de stockage au centre technique municipal! On aimerait qu’une telle mansuétude se pratique envers les associations de Croissy plutôt qu’au bénéfice d’une société commerciale !

Et après décembre 2021 ? Quel sera le sort de Chanorier ?

Va-t-on continuer dans la ligne « château Lego » , ou enfin revenir à la vocation initiale de Chanorier : un lieu de convivialité et d’activités impliquant au maximum les habitants et les associations de Croissy ? Lors de la restauration du Château, notre maire avait engagé avec succès une grande opération de concertation, mais cela semble bien passée de mode, tout se décide désormais en petit comité.

Nous alertons les Croissillons avant cette échéance de décembre 2021, car s’ils ne se mobilisent pas, le patrimoine principal de notre ville leur échappera : Place aux petits arrangements et aux intérêts privés, les associations et les Croissillons iront ailleurs, on leur prépare d’ailleurs la Maison de Charité, place d’Aligre pour évacuer le château.

Les élus de la liste Croissy Écologique et Solidaire

Tribune numéro 103 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de juillet 2021

Zéro artificialisation nette des sols à Croissy sur Seine?

Dans le projet de loi « Climat et résilience » (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3875_projet-loi#) les députés ont voté des mesures contre la bétonisation. L’intention est de préparer l’avenir en luttant contre l’artificialisation des sols.

Nous retiendrons les articles suivants :

Article 49 : Les collectivités locales souhaitant ouvrir de nouveaux espaces à l’urbanisation devront démontrer qu’il n’existe pas de parcelle disponible pour leur projet dans l’enveloppe existante.

Article 50 : Un rapport communal annuel doit être produit pour rendre compte de l’artificialisation des sols et donner lieu à un débat devant le conseil municipal

Article 54 : Avant toute démolition, le maitre d’ouvrage devra réaliser une étude de changement de destination du bâtiment, adossé au diagnostic déchet dans le cas de la démolition. Cela doit inciter à la rénovation des bâtiments existants plutôt que leur démolition.

Par ailleurs, une commune comme Croissy sur Seine doit satisfaire à la loi SRU, toujours en vigueur, et atteindre le pourcentage de 25% de logements sociaux. Pour atteindre cet objectif, le PLU (Plan Local d’Urbanisme) actuel oblige à avoir 30% de logements sociaux dans tout nouveau projet immobilier. Cette démarche pro-active « à retardement » a un effet pervers à l’échelle de notre territoire : la disparition de toutes les surfaces non bâties. Chaque promoteur occupe le maximum de surface au sol pour réaliser son profit. Sans compter qu’en densifiant notre population, le pourcentage de 25% de logements sociaux est loin d’être atteints.

Comment y parvenir ? La municipalité a la capacité d’agir contre l’avidité excessive des promoteurs immobiliers en usant de ses facultés de préemption aux fins de mener des opérations d’aménagement urbain. Cela permettrait de résoudre l’équation : renouvellement urbain ouvrant de nouvelles possibilités de logement social de qualité, optimisation de la densité des espaces urbanisés et conservation d’espaces non artificialisés et non livrés à la construction débridée.

Les élus de la liste Croissy Écologique et Solidaire

Tribune numéro 102 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de mai 2021

On en rêve à Croissy, mais c’est ailleurs que cela se réalise !

Une Charte de la démocratie participative et la co-construction a été mise aux voix au dernier Conseil Municipal : un texte de bonnes intentions déclaratives – qui pourrait aller contre ?-  sans concertation avec les associations locales et les citoyens,  sans moyens prévus pour en vérifier l’application concrète. 

La démocratie participative et la co-construction seront-elles mises en œuvre par une concertation sur le nouveau projet culturel et associatif dans les locaux du château Chanorier ? (voir une précédente tribune).

Sur ce projet ou sur d’autres, ce serait une occasion pour mobiliser l’intelligence collective et citoyenne !

Autour de nous, quelques exemples concrets issus de démarches de démocratie participative montrent que c’est possible

A Bougival, la commune a lancé en 2016 la transformation d’un terrain de foot en un espace consacré au maraîchage. A la suite d’un appel à projet, elle a confié cet espace à un maraîcher formé au maraîchage biologique et à la permaculture. Les récoltes permettent de fournir une AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) locale. 

 A Chatou, un projet de coopérative solaire citoyenne, a été accueilli par la mairie qui accepte que des panneaux photovoltaïques soient installés sur les toits de bâtiments communaux. 

A Marly le Roi, La mairie contactée par la même association a donné son feu vert. La mairie de Croissy, contactée également n’a pas encore donné de réponse. 

A Chatou encore, la mairie a soutenu une initiative de « Chatou en transition » de créer un jardin partagé, en offrant une parcelle (rue des Landes/ rue Jules Ferry), et en faisant préparer le terrain. 

Au Vésinet, la commune a donné aux comités de quartiers un rôle significatif en élargissant leurs compétences consultatives sur toutes les questions ayant trait à la vie de leur quartier : circulation, transport, sécurité environnement. 

Au Pecq, un budget participatif a été alloué pour mettre en place des projets de quartier. 

A Houilles, une « Commission du Temps Long » a été créée, rassemblant des élus, des citoyens, des représentants d’associations, et de la vie économique, des experts. Elle permet un espace d’observation et de proposition sur la prise en compte du long terme dans l’action publique locale. 

Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire

Tribune numéro 101 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de février 2021

Télétravail et développement local

La pandémie Covid 19 a déclenché une brusque transformation de l’organisation du travail et un passage sans délai, et parfois sans temps de réflexion, au télétravail à 100%. Pour de nombreux Croissillons, salariés ou indépendants, le télétravail est devenu le mode de travail quotidien et il est probablement voué à rester une forme usuelle de l’organisation de travail.

Ce mode de travail a été diversement ressenti. Pratiqué intensivement en période de confinement, il a mis en évidence des risques professionnels tels que : augmentation des risques psycho-sociaux, effets de la sédentarité, troubles musculo squelettiques et posturaux, addictions et troubles du sommeil… A ces risques avérés des remèdes peuvent être apportés si on apporte de l’attention et de l’accompagnement.   

L’existence d’un tiers lieu est une réponse pour ceux qui rencontrent des difficultés à travailler à domicile ou qui s’interrogent sur la façon de pérenniser un mode de travail hors du bureau et de l’entreprise. Ce n’est pas seulement un espace de co-working. Il offre également un appui aux porteurs de projets, aux salariés en reconversion. Généralement porté par une association et une collectivité publique, Il structure une communauté, une intelligence collective, permettant d’échanger, de tester et d’être accompagné (voir l’exemple du « Quai des Possibles » à Saint Germain en Laye installé dans l’ancienne gare de grande ceinture)

Dans notre commune et alentour, ces nouvelles formes de travail ont un énorme potentiel et représentent une alternative d’avenir au modèle traditionnel qui a vu l’éclosion des « banlieues-dortoirs ». L’existence de compétences qualifiées et variées représente un potentiel local et un terreau de développement économique local et d’insertion sociale. C’est pourquoi il serait pertinent de soutenir l’éclosion d’un tel lieu à Croissy.

Il est possible de donner du sens aux tendances que la crise sanitaire vient d’accélérer, celui d’un projet d’organisation sociale valorisant le local, entretenant les réseaux de solidarité, développant le capital humain, économisant l’énergie, préservant l’environnement et le vivant. Le télétravail, de subi, peut alors s’inscrire dans un projet positif pour la qualité de vie individuelle et collective.

Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire

Tribune parue sur le journal municipal « Côté Croissy » numéro 100 – Décembre 2020 :

Quelle ambition pour Chanorier ?

Le château Chanorier et ses dépendances étant le principal patrimoine historique de notre ville, il est heureux que la municipalité en ait mené à bien la restauration et la mise en valeur. Une fois restauré, le « pôle Chanorier » a pu jouer son rôle de centre de convivialité particulièrement vivant et participatif, avec le salon de thé associatif, les associations multiples, et le foisonnement d’initiatives culturelles qui a suscité l’admiration des communes voisines. Pour ces deux étapes, nous devons remercier notre maire actuel. Mais à partir de là, rien ne va plus !Au motif que Chanorier coûtait cher (combien?) un partenariat avec la société Epicure a été établi. Celle-ci a fait du château son siège social en contrepartie de la fourniture d’expositions lego au rez de chaussée du bâtiment. Cet étrange troc se résume ainsi : le loyer annuel de 170000€ n’est pas payé en numéraire mais en prestation d’expositions, en partage du prix des entrées, et en achat d’œuvres d’un montant équivalent. C’est donc un jeu à somme nulle, sans compter les investissements de la commune pour les besoins d’Epicure. Ce contrat se termine le 30 mai 2021.Un avenant à ce contrat, auquel nous nous sommes opposés, vient cependant d’être voté le 5 octobre, il prolonge ce troc, loyer contre exposition, à des conditions plus favorables pour palier le manque à gagner, lié à la pandémie, de cette société,  et de plus loue 2170€ par mois un local pour Epicure du fait de la fin de sa facilité de stockage au centre technique municipal.A Chanorier toujours, que peut apporter aux Croissillons la création d’un sous-sol sous la Verrière ? 2 millions € de travaux pour faire une salle polyvalente de 125m2, pour des concerts, des répétitions et des séminaires d’entreprise ! Est-ce bien employer l’argent public alors que des salles pourraient être libérées dans le château?

Notre vision est toute autre : 

Une telle somme pourrait être utilisée, par exemple, pour soutenir la transition énergétique, en implantant des bornes électriques, en appuyant la sortie du plastique dans les cantines, en favorisant l’accès à l’ensemble des activités culturelles et sportives par le développement de tarifs sociaux…

A la la fin du contrat Epicure, la mairie prévoit un nouvel appel d’offre. On pourrait alors interroger les croissillons sur leur degré de satisfaction, et les solliciter pour exprimer leurs attentes et ainsi redonner à l’ensemble du château son rôle de centre de convivialité pour les croissillons de tout âge.  alors que d’ores et déjà une suite est prévue avec un nouvel appel d’offre. 

Nous demandons que les croissillons soient consultés sur ces travaux et sur la mise à disposition du Château Chanorier sur la base d’un dossier détaillé présentant de manière contradictoire une analyse de l’intérêt effectif pour les Croissillons de ces projets. 

Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire

Tribune parue sur le journal municipal « Côté Croissy » n°99 – octobre 2020 :

L’intérêt des Croissillons doit être au cœur de la politique de la ville

Rappelons tout d’abord les engagements fondamentaux du programme de notre liste. Nous souhaitons que Croissy soit une communauté accueillante, facilitant les activités culturelles et sportives pour tous et respectueuse de l’environnement dont nous avons hérité. Pour cela, les Croissillons doivent être acteurs de la politique de la ville, en étant associés aux choix de la politique communale en toute transparence budgétaire. Cette liste n’est pas une liste d’opposition mais une liste de propositions. Nos prises de position n’ont et n’auront que cette ambition, en évitant toute attitude partisane.

C’est pour le bénéfice de tous les Croissillons que nous proposions de leur rendre un accès libre au Château Chanorier. Or, nous avons découvert dans le programme de M. Davin, une ligne budgétaire de 2 M€ pour une extension en sous-sol de ce lieu emblématique. Extension qui ne s’avérait pas nécessaire avant la « privatisation », lorsque les Croissillons disposaient de tout le Château pour des projets associatifs. Effectivement, favoriser les activités qui créent des liens entre tous les citoyens a un coût. Mais le coût des travaux proposés et de ceux déjà réalisés n’est-il pas supérieur ? Par ailleurs, les projets concernant Chanorier ou la Maison de Charité ont-ils fait l’objet d’une concertation citoyenne et associative lors de la précédente mandature ?

Il est aussi de la responsabilité de la municipalité d’assurer à tous un environnement sain. Les parents, soucieux de l’action des perturbateurs endocriniens sur la santé de leurs enfants, demandent une cantine sans plastique et, plus particulièrement, le remplacement des contenants plastiques dans lesquels sont livrés les plats par des contenants inox. Or, le marché de restauration scolaire doit être renouvelé et la commission d’appel d’offres aura lieu le 12 octobre prochain. Le dossier proposé n’envisage pas l’élimination des contenants plastiques comme cela se pratique dans beaucoup de communes. Nous demandons, au côté des associations de parents, d’intégrer l’utilisation des contenants inox dès le démarrage de la nouvelle prestation en novembre 2020. 

Sur tous ces sujets concrets, nous n’adoptons pas une opposition systématique, mais nous exigeons, légitimement, l’information et la concertation des citoyens de notre commune. Le maire élu et son équipe municipale ne peuvent considérer que l’élection du 15 mars dernier soit un blanc seing pour une application in extenso sans adaptation, révision ou amendement, d’un programme élaboré sans la participation de la population Croissillonne. A ce titre nous sommes et nous resterons vigilants.

Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire

Tribune parue sur le journal municipal « Côté Croissy » n°98 – juin 2020 :

Un avenir plus solidaire et plus sain

La liste « Croissy Ecologique et Solidaire » remercie tous les Croissillons rencontrés pendant la campagne électorale et tous les électeurs qui lui ont apportés leur suffrage. En recueillant 32% des voix, notre liste a suscité de l’intérêt et a trouvé le soutien d’une partie croissante des habitants. 
La campagne électorale a montré votre souhait d’être mieux informés, votre regard critique sur les décisions prises par la municipalité et votre volonté d’être davantage associés en tant que citoyens. 
Avec désormais quatre élus au Conseil Municipal, notre liste fera entendre les voix de ceux qui s’opposent à la politique du maire sortant et veillera à représenter l’intérêt de tous les habitants. Nous serons vigilants pour que les projets mis en œuvre par la commune avec l’argent de nos impôts servent l’intérêt du plus grand nombre ainsi que la préservation de l’environnement et du patrimoine. En priorité, nous porterons les valeurs de l’écologie et de la solidarité.
La grave crise sanitaire qui perdure nous montre à quel point nous devons remettre en cause un modèle de développement qui accroit les inégalités sociales et dérègle tous les systèmes vivants : la nature est plus forte que nous.
Le projet Ecologique et Solidaire que nous avons élaboré pour Croissy tient compte de ces enjeux majeurs. Nous pensons que notre commune doit se préparer, avec tous ses habitants, à affronter ces crises sociales, sanitaires, climatiques liées aux problèmes du vivant et de la biodiversité.
Une gestion prudente des ressources de la commune est peut-être nécessaire, mais elle doit reposer sur des choix stratégiques allant dans le sens d’une transformation des conditions de vie dans notre ville, les rendant plus solidaires et plus saines. Ces choix doivent être le fruit d’une réflexion commune des croissillons.

Il faudra du temps pour tirer toutes les leçons de cette crise et de la clairvoyance pour faire des choix publics plus pertinents, créateurs de bien-être, de résilience et de progrès social. C’est en associant l’ensemble de la population qu’une politique pour le bien-être de tous se met en place.

Les élus de la liste Croissy écologique et solidaire

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