Tribune

Tribune numéro 102 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » d’avril 2021

On en rêve à Croissy, mais c’est ailleurs que cela se réalise !

Une Charte de la démocratie participative et la co-construction a été mise aux voix au dernier Conseil Municipal : un texte de bonnes intentions déclaratives – qui pourrait aller contre ?-  sans concertation avec les associations locales et les citoyens,  sans moyens prévus pour en vérifier l’application concrète. 

La démocratie participative et la co-construction seront-elles mises en œuvre par une concertation sur le nouveau projet culturel et associatif dans les locaux du château Chanorier ? (voir une précédente tribune).

Sur ce projet ou sur d’autres, ce serait une occasion pour mobiliser l’intelligence collective et citoyenne !

Autour de nous, quelques exemples concrets issus de démarches de démocratie participative montrent que c’est possible

A Bougival, la commune a lancé en 2016 la transformation d’un terrain de foot en un espace consacré au maraîchage. A la suite d’un appel à projet, elle a confié cet espace à un maraîcher formé au maraîchage biologique et à la permaculture. Les récoltes permettent de fournir une AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) locale. 

 A Chatou, un projet de coopérative solaire citoyenne, a été accueilli par la mairie qui accepte que des panneaux photovoltaïques soient installés sur les toits de bâtiments communaux. 

A Marly le Roi, La mairie contactée par la même association a donné son feu vert. La mairie de Croissy, contactée également n’a pas encore donné de réponse. 

A Chatou encore, la mairie a soutenu une initiative de « Chatou en transition » de créer un jardin partagé, en offrant une parcelle (rue des Landes/ rue Jules Ferry), et en faisant préparer le terrain. 

Au Vésinet, la commune a donné aux comités de quartiers un rôle significatif en élargissant leurs compétences consultatives sur toutes les questions ayant trait à la vie de leur quartier : circulation, transport, sécurité environnement. 

Au Pecq, un budget participatif a été alloué pour mettre en place des projets de quartier. 

A Houilles, une « Commission du Temps Long » a été créée, rassemblant des élus, des citoyens, des représentants d’associations, et de la vie économique, des experts. Elle permet un espace d’observation et de proposition sur la prise en compte du long terme dans l’action publique locale. 

Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire

Tribune numéro 101 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de février 2021

Télétravail et développement local

La pandémie Covid 19 a déclenché une brusque transformation de l’organisation du travail et un passage sans délai, et parfois sans temps de réflexion, au télétravail à 100%. Pour de nombreux Croissillons, salariés ou indépendants, le télétravail est devenu le mode de travail quotidien et il est probablement voué à rester une forme usuelle de l’organisation de travail.

Ce mode de travail a été diversement ressenti. Pratiqué intensivement en période de confinement, il a mis en évidence des risques professionnels tels que : augmentation des risques psycho-sociaux, effets de la sédentarité, troubles musculo squelettiques et posturaux, addictions et troubles du sommeil… A ces risques avérés des remèdes peuvent être apportés si on apporte de l’attention et de l’accompagnement.   

L’existence d’un tiers lieu est une réponse pour ceux qui rencontrent des difficultés à travailler à domicile ou qui s’interrogent sur la façon de pérenniser un mode de travail hors du bureau et de l’entreprise. Ce n’est pas seulement un espace de co-working. Il offre également un appui aux porteurs de projets, aux salariés en reconversion. Généralement porté par une association et une collectivité publique, Il structure une communauté, une intelligence collective, permettant d’échanger, de tester et d’être accompagné (voir l’exemple du « Quai des Possibles » à Saint Germain en Laye installé dans l’ancienne gare de grande ceinture)

Dans notre commune et alentour, ces nouvelles formes de travail ont un énorme potentiel et représentent une alternative d’avenir au modèle traditionnel qui a vu l’éclosion des « banlieues-dortoirs ». L’existence de compétences qualifiées et variées représente un potentiel local et un terreau de développement économique local et d’insertion sociale. C’est pourquoi il serait pertinent de soutenir l’éclosion d’un tel lieu à Croissy.

Il est possible de donner du sens aux tendances que la crise sanitaire vient d’accélérer, celui d’un projet d’organisation sociale valorisant le local, entretenant les réseaux de solidarité, développant le capital humain, économisant l’énergie, préservant l’environnement et le vivant. Le télétravail, de subi, peut alors s’inscrire dans un projet positif pour la qualité de vie individuelle et collective.

Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire

Tribune parue sur le journal municipal « Côté Croissy » numéro 100 – Décembre 2020

Quelle ambition pour Chanorier ?

Le château Chanorier et ses dépendances étant le principal patrimoine historique de notre ville, il est heureux que la municipalité en ait mené à bien la restauration et la mise en valeur. Une fois restauré, le « pôle Chanorier » a pu jouer son rôle de centre de convivialité particulièrement vivant et participatif, avec le salon de thé associatif, les associations multiples, et le foisonnement d’initiatives culturelles qui a suscité l’admiration des communes voisines. Pour ces deux étapes, nous devons remercier notre maire actuel. Mais à partir de là, rien ne va plus !Au motif que Chanorier coûtait cher (combien?) un partenariat avec la société Epicure a été établi. Celle-ci a fait du château son siège social en contrepartie de la fourniture d’expositions lego au rez de chaussée du bâtiment. Cet étrange troc se résume ainsi : le loyer annuel de 170000€ n’est pas payé en numéraire mais en prestation d’expositions, en partage du prix des entrées, et en achat d’œuvres d’un montant équivalent. C’est donc un jeu à somme nulle, sans compter les investissements de la commune pour les besoins d’Epicure. Ce contrat se termine le 30 mai 2021.Un avenant à ce contrat, auquel nous nous sommes opposés, vient cependant d’être voté le 5 octobre, il prolonge ce troc, loyer contre exposition, à des conditions plus favorables pour palier le manque à gagner, lié à la pandémie, de cette société,  et de plus loue 2170€ par mois un local pour Epicure du fait de la fin de sa facilité de stockage au centre technique municipal.A Chanorier toujours, que peut apporter aux Croissillons la création d’un sous-sol sous la Verrière ? 2 millions € de travaux pour faire une salle polyvalente de 125m2, pour des concerts, des répétitions et des séminaires d’entreprise ! Est-ce bien employer l’argent public alors que des salles pourraient être libérées dans le château?

Notre vision est toute autre : 

Une telle somme pourrait être utilisée, par exemple, pour soutenir la transition énergétique, en implantant des bornes électriques, en appuyant la sortie du plastique dans les cantines, en favorisant l’accès à l’ensemble des activités culturelles et sportives par le développement de tarifs sociaux…

A la la fin du contrat Epicure, la mairie prévoit un nouvel appel d’offre. On pourrait alors interroger les croissillons sur leur degré de satisfaction, et les solliciter pour exprimer leurs attentes et ainsi redonner à l’ensemble du château son rôle de centre de convivialité pour les croissillons de tout âge.  alors que d’ores et déjà une suite est prévue avec un nouvel appel d’offre. 

Nous demandons que les croissillons soient consultés sur ces travaux et sur la mise à disposition du Château Chanorier sur la base d’un dossier détaillé présentant de manière contradictoire une analyse de l’intérêt effectif pour les Croissillons de ces projets. 

Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire

Tribune parue sur le journal municipal « Côté Croissy » n°99 – octobre 2020

L’intérêt des Croissillons doit être au cœur de la politique de la ville

Rappelons tout d’abord les engagements fondamentaux du programme de notre liste. Nous souhaitons que Croissy soit une communauté accueillante, facilitant les activités culturelles et sportives pour tous et respectueuse de l’environnement dont nous avons hérité. Pour cela, les Croissillons doivent être acteurs de la politique de la ville, en étant associés aux choix de la politique communale en toute transparence budgétaire. Cette liste n’est pas une liste d’opposition mais une liste de propositions. Nos prises de position n’ont et n’auront que cette ambition, en évitant toute attitude partisane.

C’est pour le bénéfice de tous les Croissillons que nous proposions de leur rendre un accès libre au Château Chanorier. Or, nous avons découvert dans le programme de M. Davin, une ligne budgétaire de 2 M€ pour une extension en sous-sol de ce lieu emblématique. Extension qui ne s’avérait pas nécessaire avant la « privatisation », lorsque les Croissillons disposaient de tout le Château pour des projets associatifs. Effectivement, favoriser les activités qui créent des liens entre tous les citoyens a un coût. Mais le coût des travaux proposés et de ceux déjà réalisés n’est-il pas supérieur ? Par ailleurs, les projets concernant Chanorier ou la Maison de Charité ont-ils fait l’objet d’une concertation citoyenne et associative lors de la précédente mandature ?

Il est aussi de la responsabilité de la municipalité d’assurer à tous un environnement sain. Les parents, soucieux de l’action des perturbateurs endocriniens sur la santé de leurs enfants, demandent une cantine sans plastique et, plus particulièrement, le remplacement des contenants plastiques dans lesquels sont livrés les plats par des contenants inox. Or, le marché de restauration scolaire doit être renouvelé et la commission d’appel d’offres aura lieu le 12 octobre prochain. Le dossier proposé n’envisage pas l’élimination des contenants plastiques comme cela se pratique dans beaucoup de communes. Nous demandons, au côté des associations de parents, d’intégrer l’utilisation des contenants inox dès le démarrage de la nouvelle prestation en novembre 2020. 

Sur tous ces sujets concrets, nous n’adoptons pas une opposition systématique, mais nous exigeons, légitimement, l’information et la concertation des citoyens de notre commune. Le maire élu et son équipe municipale ne peuvent considérer que l’élection du 15 mars dernier soit un blanc seing pour une application in extenso sans adaptation, révision ou amendement, d’un programme élaboré sans la participation de la population Croissillonne. A ce titre nous sommes et nous resterons vigilants.

Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire

Tribune parue sur le journal municipal « Côté Croissy » n°98 – juin 2020

Un avenir plus solidaire et plus sain

La liste « Croissy Ecologique et Solidaire » remercie tous les Croissillons rencontrés pendant la campagne électorale et tous les électeurs qui lui ont apportés leur suffrage. En recueillant 32% des voix, notre liste a suscité de l’intérêt et a trouvé le soutien d’une partie croissante des habitants. 
La campagne électorale a montré votre souhait d’être mieux informés, votre regard critique sur les décisions prises par la municipalité et votre volonté d’être davantage associés en tant que citoyens. 
Avec désormais quatre élus au Conseil Municipal, notre liste fera entendre les voix de ceux qui s’opposent à la politique du maire sortant et veillera à représenter l’intérêt de tous les habitants. Nous serons vigilants pour que les projets mis en œuvre par la commune avec l’argent de nos impôts servent l’intérêt du plus grand nombre ainsi que la préservation de l’environnement et du patrimoine. En priorité, nous porterons les valeurs de l’écologie et de la solidarité.
La grave crise sanitaire qui perdure nous montre à quel point nous devons remettre en cause un modèle de développement qui accroit les inégalités sociales et dérègle tous les systèmes vivants : la nature est plus forte que nous.
Le projet Ecologique et Solidaire que nous avons élaboré pour Croissy tient compte de ces enjeux majeurs. Nous pensons que notre commune doit se préparer, avec tous ses habitants, à affronter ces crises sociales, sanitaires, climatiques liées aux problèmes du vivant et de la biodiversité.
Une gestion prudente des ressources de la commune est peut-être nécessaire, mais elle doit reposer sur des choix stratégiques allant dans le sens d’une transformation des conditions de vie dans notre ville, les rendant plus solidaires et plus saines. Ces choix doivent être le fruit d’une réflexion commune des croissillons.

Il faudra du temps pour tirer toutes les leçons de cette crise et de la clairvoyance pour faire des choix publics plus pertinents, créateurs de bien-être, de résilience et de progrès social. C’est en associant l’ensemble de la population qu’une politique pour le bien-être de tous se met en place.

Les élus de la liste Croissy écologique et solidaire