Tribune numéro 124 – parue dans le journal municipal « Côté Croissy » de décembre 2025
La nécessité d’un travail collectif intercommunal
Les semaines de l’Eco-Renov organisées par la Communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine (CASGBS) se sont déroulées d’octobre à décembre. Ces animations visent à informer et à aider les habitants de l’agglo dans leurs projets de rénovation énergétique.
Notre commune aurait pu davantage relayer ces actions et y participer, vu le succès rencontré par les conférences et permanences organisées à Croissy en 2023, et vu la nécessité croissante d’opérer une transition écologique pertinente.
Cela illustre aussi la carence du fonctionnement de notre Communauté d’agglo* et un cercle vicieux : les communes agissent peu avec l’agglo et lui demandent peu, celle-ci exerce le minimum de compétences au service de leurs habitants. Rappelons que notre communauté d’agglo se caractérise par le plus bas taux d’intégration observé en France, c’est-à-dire le plus faible niveau de mise en commun des ressources au service de l’intérêt général des habitants.
Or, pour avoir une vision d’avenir sur une nécessaire adaptation de notre environnement aux évolutions climatiques, cela doit se faire à l’échelle intercommunale.
Les conseillers communautaires seront élus lors des prochaines élections municipales de mars 2026. C’est l’occasion pour les citoyens d’exprimer leurs attentes pour davantage de coopération intercommunale.
* voir aussi notre tribune n° 116
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 123 – parue dans le journal municipal « Côté Croissy » d’octobre 2025
Quelle ambition culturelle pour Croissy ?
Le Pôle Chanorier, comprenant aussi la maison de la Charité et la chapelle Saint-Léonard, agrège de multiples activités culturelles, expositions et spectacles. Son potentiel est important. Les initiatives des associations et des divers acteurs culturels locaux sont nombreuses et ne demandent qu’à être soutenues.
Au début de son quatrième mandat, le maire avait exposé dans une lettre d’information spéciale son « ambition » pour le pôle Chanorier et le développement culturel. Sa lecture faisait néanmoins craindre qu’il s’intéresse plus au financement et à la « rentabilité » de Chanorier qu’à la vitalité culturelle de notre ville.
Qu’observe-t-on ? Manque d’écoute, de confiance et de soutien aux associations et acteurs culturels, création d’annexes en sous-sol de Chanorier mais abandon du projet d’agrandissement et de rénovation de la maison de la Charité (Place d’Aligre), communication faible et inconstante sur la saison culturelle…
La mairie en vient à confondre le lancement d’un restaurant au sein d’un bâtiment municipal comme un évènement participant au rayonnement culturel de notre ville. On aurait aimé qu’elle apporte un même soutien aux efforts des acteurs locaux de la culture.
Notre souhait est que soit créée une fonction de coordination des diverses activités culturelles pour soutenir la programmation, valoriser la saison culturelle, et attirer de nouveaux publics.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 122 – parue dans le journal municipal « Côté Croissy » de juillet 2025
Revitaliser la démocratie locale : un impératif pour 2026
Un an avant les élections municipales de mars 2026, Croissy, comme d’autres communes, est menacée par la lassitude des élus sortants et l’érosion des candidatures pour renouveler le conseil municipal.
Plusieurs constats peuvent expliquer que notre démocratie locale suit un modèle épuisé : un mode de scrutin inéquitable qui donne près de 80% des sièges à la liste en tête, étouffant le débat, des conseils municipaux devenus simples chambres d’enregistrement, trop peu d’initiatives locales favorisant l’implication des habitants, un déficit de représentation des jeunes, des classes populaires et des mouvements associatifs.
La liste Croissy Écologique et Solidaire a souvent alerté à ce sujet et fait des propositions pour revitaliser la démocratie locale sous toutes ses dimensions, représentative, participative et directe : Conseil municipal des jeunes, Conseil des associations, budget participatif, comités de quartiers…
Nous vous invitons à une réunion publique Croissy écologique et solidaire qui aura lieu le mercredi 1er octobre à 20h30 à la Mairie. Vous qui vous vous intéressez à la vie de la commune, qui pensez que les décisions ne doivent pas être prises sans les citoyens, qui croyez que d’autres politiques sont possibles pour l’intérêt collectif, nous vous proposons d’en débattre et de vous engager avec nous
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 121 – parue dans le journal municipal « Côté Croissy » d’avril 2025
Pourquoi nous ne votons pas pour le budget communal
Il est vrai que nous continuons de soutenir tous les investissements qui vont dans le sens d’une amélioration environnementale : désimperméabilisation des cours d’écoles, végétalisation, projets photovoltaïques et de géothermie, et nous pensons qu’il faudra rééquilibrer encore davantage le budget d’investissement en faveur des projets d’avenir
Par contre, le maire se targue de ne pas augmenter les impôts. Mais en réalité, de manière indirecte, la ville prélève 2,9 millions d’euros auprès des Croissillons en produits des services au titre des recettes périscolaires, musique, accueil de loisirs, sport… ce qui représente 20% du financement des dépenses de fonctionnement.
Ce centre de recette a même été en excédent de 10% en 2024 par rapport à ce qui était budgété.
Nous prônons pour que ces services ne soient pas gérés comme des centres de profit. Davantage d’attention aux besoins des familles, de redistribution et de solidarité sont possibles en faveur des familles et tout particulièrement des plus jeunes.
Pourquoi ne pas mettre en place un vrai quotient familial ?
Nous contestons le manque de moyens mis en œuvre pour développer la vie associative de notre commune. Il pourrait y avoir à Croissy, une maison des associations comme cela existe dans beaucoup de communes ayant nettement moins de moyens. La vie associative est ce qui fait l’âme d’une ville !
Pour toutes ces raisons, la liste Croissy Ecologique et Solidaire vote contre le budget proposé.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 120 – parue dans le journal municipal « Côté Croissy » de février 2025
Agir pour les piétons et les usagers des transports en commun
Les abribus de la Patte d’Oie ont enfin été réinstallés. L’expérimentation du sens de circulation en Centre-Ville a-t-elle assez démontré la nécessité de disposer d’arrêts de bus bien positionnés, sur une plateforme suffisamment vaste et accessible, y compris pour les personnes à mobilité réduite et les jeunes enfants, à l’abri des intempéries, et équipée d’un éclairage et d’information voyageur ?
Pourtant, tous les arrêts de bus à Croissy ne disposent pas d’abribus et doivent se contenter d’un bout de trottoir étroit et non sécurisé. C’est par exemple le cas sur le chemin de ronde, ou sur la rue des Ponts

Les transports en commun étant de la responsabilité de l’agglomération de communes, notre commune pourrait davantage s’intéresser à réaliser un état des lieux des fréquentations, des risques pour la sécurité et des sources d’inconfort pour améliorer les dessertes, les implantations, les équipements des arrêts de bus de notre ville.
Une meilleure maintenance et un renouvellement du matériel roulant sont également nécessaires pour développer l’accessibilité, la sécurité et le confort.
Notre commune dispose du potentiel pour développer les mobilités douces, en particulier en faveur des piétons et des transports en commun. Une action plus résolue dans ce domaine est nécessaire.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 119- parue dans le journal municipal « Côté Croissy » de décembre 2024
Les tarifs municipaux : l’hypocrisie de la prise compte du quotient familial
Voici quelques exemples des tarifs qui ont été augmentés au 1er août 2024:
- L’accueil du matin en périscolaire : le tarif pour un quotient familial inférieur à 1150€ est 2,76€, le tarif pour un quotient familial supérieur à 4000€ est 2,96€. Soit une différence de 20 centimes !!! pour des écarts de revenus bien conséquents. Or ce sont souvent les familles monoparentales qui ont des budgets serrés et qui ont besoin de ce service
- La restauration municipale : les tarifs vont de 4,64€ pour les tranches les plus faibles à 5,67€ pour les tranches les plus élevées, soit une différence de 1,03€.
Le budget de la cantine et de l’accueil du matin et du soir pèse lourdement pour les familles.
Cette pseudo prise en compte du quotient familial est profondément injuste.
Par ailleurs, il n’est pas normal de renvoyer les familles vers le CCAS pour une réduction plus importante des tarifs. L’enquête menée alors est assez intrusive concernant les dépenses de la famille, et la plupart des familles pour lesquelles ce budget périscolaire est important ne sont pas pour autant susceptibles d’être prise en charge par le CCAS
La façon dont le quotient familial est appliqué actuellement est hypocrite et injuste.
Il nous faut une politique tarifaire qui prenne réellement en compte le quotient familial.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 118- parue dans le journal municipal « Côté Croissy » d’octobre 2024
Pour davantage de soutien de la vie associative locale
Le forum des associations de septembre a montré la diversité des initiatives des Croissillons et la vitalité de leurs engagements, que ce soit dans le domaine culturel, sportif, social ou sociétal.
Cette vie associative a besoin d’être soutenue. Concrètement cela signifie pour la collectivité de promouvoir et de mettre à disposition des locaux, installations et soutiens logistiques… et cela commence par écouter les besoins et coopérer à des projets.
Dans son programme, notre liste avait proposé de mettre en place un Conseil des associations. La municipalité actuelle se contente de réunir les représentants des associations une seule fois par an. Ce fut pour vanter les réalisations municipales et non pour écouter les associations et favoriser le dialogue entre elles, avec les élus et les services municipaux.
Lors de cette réunion notre maire a abordé l’abandon du projet d’extension de la Maison de la Charité, quitte à ce que certains enseignants choisissent d’autres locaux pour exercer. Dans le domaine sportif, il a justifié sa recherche de subventions sans mot d’encouragement pour développer la pratique sportive. Il a fait l’impasse sur l’action sociale.
Les Jeux Olympiques ont montré comment le volontariat et le bénévolat font partie de la réussite des grandes actions collectives. Puisse notre commune s’en inspirer.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 117- parue dans le journal municipal « Côté Croissy » de juillet 2024
Comment envisager un avenir désirable ?
En écoutant les besoins et en faisant participer les gens à la recherche des solutions ! Une méthode de démocratie participative et locale qui n’a manifestement pas été suffisamment appliquée dans le projet de rénovation du Boulevard Hostachy.
Malgré une volonté sincère d’améliorer l’accès et la sécurité sur le Boulevard et la patte d’oie et une louable démarche d’expérimentation, on ne peut que regretter qu’un tel projet surgisse sans avoir préalablement recherché les attentes des différents acteurs concernés, les commerçants comme les différents usagers.
Le projet a été conçu comme une solution toute prête, et non pas comme un travail participatif demandant d’abord l’écoute, la prospective, la confiance dans l’intelligence collective qui en découle. La suite a pourtant montré que les gens avaient envie de donner leur avis.
Nous espérons que le projet final permettra de développer l’attrait du centre-ville, la sécurité des circulations et la facilité des usages, et surtout qu’il intégrera les souhaits exprimés.
Plus que jamais il est nécessaire de faire vivre la démocratie locale pour construire un avenir désirable.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 116- parue dans le journal municipal « Côté Croissy » d’avril 2024
Un rapport éclairant de la Cour des Comptes sur notre communauté d’agglomération de Saint-Germain Boucles de Seine (CASGBS)
La chambre régionale des comptes d’Ile-de-France a rendu en fin d’année dernière un rapport soulignant les carences de l’action publique communautaire sur notre territoire.
La CASGBS est caractérisée par son très faible niveau d’intégration, le plus bas de France, de sorte que 80% de ses ressources fiscales sont reversées aux communes. Elle a préféré donner délégation de ses compétences à des syndicats intercommunaux, comme la gestion des déchets actuellement déléguée à neuf syndicats.
L’agglo investit très peu pour l’avenir du territoire : ses dépenses sont neuf fois inférieures à la moyenne nationale, 13€ par an et par habitant au lieu de 121€. L’agglo accumule ainsi 37 millions d’euros de trésorerie. Elle consacre les 2/3 de ses dépenses à la gestion des ordures ménagères. Elle n’exerce pas ses compétences en matière de développement économique et ne gère qu’un seul équipement social et sportif.
Les besoins existent pourtant. Exemple, 27670 logements sociaux, soit 16% du parc locatif, à rapporter à 16629 demandes de logement en attente.
Résultat consternant de choix politiques conservateurs qui prétendent privilégier l’action communale… mais au détriment d’une action intercommunale au service de sa population et de son avenir.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 115- parue dans le journal municipal « Côté Croissy » de février 2024
Le Croissy d’après mérite encore davantage de démocratie participative.
De nombreux Croissillons ont participé aux conférences « Le Croissy d’après » organisées par la municipalité en novembre et décembre et ont apportées leurs idées sur la plate-forme dédiée. C’est une démarche qui répond à un fort besoin de mieux connaître les enjeux qui se présentent à notre commune et de pouvoir exprimer ses aspirations de citoyen.
C’est un exercice démocratique à faire durer et à faire grandir. En effet, de nombreux participants se sont étonnés que les projets présentés semblaient déjà entérinés. Le maire et adjoints présents ont semblé bien accueillir les idées soumises mais le temps de parole était asymétrique. La démarche s’est ensuite déployée auprès des enfants, de nouvelles permanences sur la rénovation énergétique avec l’association Energies solidaires ont été programmées, des formations ont été lancées avec la Fresque du climat, cependant il reste beaucoup à faire pour inclure davantage de Croissillons.
Cela devrait passer par une prise en compte des besoins réels des gens. Limiter notre empreinte carbone et restaurer la nature et le vivant doit se conjuguer avec une solidarité concrète pour que les logements, les moyens de transport, l’environnement et les espaces verts de notre commune soient transformés, décarbonés et accessibles à tous. La transition écologique est aussi un enjeu de démocratie locale et de participation des citoyens.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 114- parue dans le journal municipal « Côté Croissy » de novembre 2023
La planification écologique à l’échelle locale
La série de conférences participatives « Le Croissy d’après » lancée par la mairie répond aux vœux exprimés par les élus Croissy écologique et solidaire (voir notre tribune 112 du mois d’avril). En effet, l’objectif de zéro carbone net indispensable pour atténuer le réchauffement climatique rend nécessaire de progresser dans nos connaissances, de prioriser les actions publiques et d’agir à court et long terme.
Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre générées sur notre territoire, notre collectivité locale doit agir dans ses domaines de compétences : cantines scolaires, énergie des bâtiments communaux, transports publics locaux, gestion des déchets… Elle peut aussi agir en mobilisant et en accompagnant les particuliers et entreprises qui vivent ou travaillent sur notre commune. Il faut garder toujours en tête que la transition écologique doit se faire de façon juste et équitable : les conseils techniques et les aides financières sont indispensables.
Pour contribuer à comprendre le plan climat, air et énergie territorial (PCAET), ses indicateurs et objectifs, et débattre des actions projetées ou souhaitées, l’association Croissy Autrement organise une réunion publique le 29 novembre à 20h30 à la Mairie.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 113- parue dans le journal municipal « Côté Croissy » de juillet 2023
La chasse aux subventions ne suffit pas à faire une politique municipale
S’efforcer de réduire la dépense à la charge de la Commune, c’est louable, et cela peut passer par la recherche de co-financement et de subventions. Mais, à faire passer la recherche de subventions en premier on peut finir par perdre le sens de l’action publique.
C’est ainsi que la ville choisit des projets avec subvention et convention comme la construction d’un nouvel équipement sportif ou l’accueil de la coupe du Monde de Rugby, ou encore l’agrandissement du château Chanorier en sous-sol, assumant y installer une cuisine et réserves pour le restaurant concédé… Des choix qui auraient pu être orientés vers des réalisations peut-être moins subventionnées mais répondant mieux aux besoins réels des Croissillons comme un vrai quotient familial, un budget participatif, un soutien à la rénovation énergétique…
Nouvel avatar : près de 700 000€ budgétés cette année à nouveau dans la vidéosurveillance, avec 300 000€ prévus pour une extension avec intelligence artificielle et la perspective d’une subvention de l’Etat dans le cadre de la préparation des évènements sportifs (Jeux Olympiques). Cela vient sans même évaluer l’utilité de l’équipement déjà en place et l’utilisation potentielle du dispositif projeté. Un cabinet de chasse aux subventions est recruté par la Mairie. Les élus Croissy Ecologique et Solidaire alertent sur les dérives et effets pervers induits.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 112- parue dans le journal municipal « Côté Croissy » d’avril 2023
Pour un débat sur le plan climat, air, énergie de notre territoire
L’action nécessaire et urgente pour la transition écologique et sociale doit s’appuyer sur une planification qui s’applique concrètement sur le territoire. Cette planification est une compétence de la Communauté d’Agglomération qui définit un « Plan climat air énergie », le PCAET, en cohérence avec les schémas régionaux.
Ce plan est soumis à une enquête publique entre le 17 févier et le 17 avril 2023.
On peut le consulter sur le site de la Communauté d’Agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, ainsi que l’avis rendu par l’Autorité Environnementale qui relève le manque de pilotage opérationnel de ce plan et le faible niveau des objectifs pour la période 2015 – 2030.
Le plan d’action n’est pas seulement l’affaire de la gouvernance de notre communauté d’agglomération, c’est nécessairement celle de chacune des communes qui la composent. Il devra se traduire dans les schémas directeurs et les actions de chaque municipalité.
Et pour que cette planification ait un réel impact, elle doit être comprise et portée par chacun d’entre nous.
Donnez votre avis sur le plan proposé, faite part de vos suggestions sur le site de notre Communauté d’agglomération CASGBS. (Lien vers l’avis de Croissy autrement)
Pour garder une environnement sain, Croissy se doit d’anticiper et d’agir pour le diminuer nos émissions, et améliorer la qualité de l’air.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 111- parue dans le journal municipal « Côté Croissy » de février 2023
C’est le moment de s’intéresser à la partie insulaire de la commune de Croissy
Une partie de l’ile de la Grenouillère fait partie de Croissy sur un linéaire de 1 km. L’accès se fait, soit par le pont de Croissy, soit par le pont de Chatou, et la ballade de l’un à l’autre est magnifique
Suite à la crue de 2016, l’endroit a été interdit à la circulation piétonnière. L’absence d’entretien suscite dégradations, vandalisme…
VNF (Voie Navigable de France), étant responsable de l’entretien des berges et la digue entre les deux bras de Seine, a planifié sur 3 ans la réfection de la digue et son environnement paysager (voir le bulletin de la Mémoire de Croissy), opportunité pour Croissy de s’occuper de la partie horizontale limitrophe.
Les communes de Chatou et de Bougival ont valorisé leur partie de l’ile : réhabilitation du hameau Fournaise à Chatou, et pour Bougival, potager en permaculture, mais rien n’est fait à Croissy.
Croissy va-t-il continuer à ignorer sa surface insulaire ? Le site historique de la Grenouillère et l’acquisition du terrain de Golf désaffecté de Total, tout cela peut s’inscrire dans un projet de valorisation susceptible d’être porté par des subventions.
Dans le fonctionnement actuel de notre municipalité, seul notre maire est en position d’insuffler cette perspective d’avenir pour le restant de son mandat. A suivre
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 110- parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de décembre 2022
Non aux projets sans concertation !
Des appels d’offre vont être lancés, l’un pour l’extension en sous-sol du Château Chanorier et l’autre pour la construction d’une halle de sport en sable pour la pratique du Beach Volley.
Nous rappelons notre opposition ferme à ces projets qui, à notre avis, n’utilisent pas à bon escient l’argent public.
Quel intérêt pour les habitants de Croissy ? Leur a-t-on demandé leur avis ? Pourquoi ces décisions prise d’en haut, sans aucune concertation avec les citoyens ?
Ne serait-il pas plus constructif pour la démocratie de proposer un budget participatif aux citoyens de Croissy, et leur permettre ainsi de faire émerger des projets nouveaux. De nombreuses villes en France utilisent cet outil, la plus petite, Suaux en Charente Maritime, la plus grande Paris.
Ne craignons pas l’intelligence collective !
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 109- parue sur le journal municipal « Côté Croissy » d’octobre 2022
Une politique locale est possible face au dérèglement climatique
Notre ville vient de réaliser une étude des consommations énergétiques des bâtiments communaux. La municipalité est en règle avec ses obligations (« décret tertiaire »).
Mais il n’est pas suffisant de se satisfaire de ce bilan favorisé par un parc immobilier récent. Sans attendre d’y être contraint, une politique municipale de transition énergétique pourrait agir sur trois axes :
- Définir et afficher les objectifs de réduction des consommations énergétiques pour l’ensemble des bâtiments publics permettant de connaître les difficultés et les progrès mesurés dans la durée.
- Développer les solutions de production électrique photovoltaïques sur le bâti public, permettant d’améliorer l’autonomie et la résilience de l’approvisionnement énergétique.
- Organiser des réunions publiques pour une prise de conscience collective sur le sujet, et partager connaissances et expériences.
L’expérimentation urbaine est plus efficace dans le domaine de l’énergie que les grands projets nationaux. Il faut une volonté politique associée à des outils de concertation et de transparence. Notre commune a tous les atouts pour agir.
Post Scriptum : L’Ile de France est la région qui consomme le plus d’énergie, qui en produit le moins et qui a le plus petit parc solaire parmi toutes les régions françaises (182 MW seulement).
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 108- parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de juin 2022 :
Quel avenir pour la piste d’athlétisme ?
Alertée par les associations sportives, la liste Croissy Écologique et Solidaire avait inscrit dans son programme électoral la réfection de la piste d’athlétisme. En effet, depuis des années, du fait d’affaissements, la piste est devenue impropre à la compétition. Rien n’étant fait, la piste continue à se dégrader au point qu’aujourd’hui la section athlétisme doit déserter le stade de Croissy et s’entraîner à Montesson.
Au lieu d’être à l’écoute des besoins des associations sportives et faire les travaux de réfection nécessaires, la municipalité préfère lancer la construction au stade d’un nouveau bâtiment avec la logique de rafler un maximum de subventions. Le futur terrain couvert de beach-volley sera-t-il un investissement utilisé et entretenu au mieux ?
Au lieu de promouvoir le site magnifique du stade omnisport et ses installations auprès du plus grand nombre, la municipalité préfère s’enorgueillir de mettre à disposition le stade pour des équipes nationales de diverses compétitions accueillies en France, dans une logique de rentabilisation des équipements publics.
Nous demandons de renverser les priorités et d’avoir une action réelle de promotion de la pratique sportive et de soutien des associations.
Tribune numéro 107- parue sur le journal municipal « Côté Croissy » d’avril 2022:
Pour une vraie démocratie participative
Beaucoup de citoyens se détachent de la vie démocratique. Mais l’échelon municipal conserve un haut niveau d’intérêt. Or la défiance commence à exister aussi au niveau local et son développement peut mettre en péril notre idéal démocratique.
La démocratie locale se nourrit, se mérite. Transparente et participative, elle est une exigence fondamentale de notre engagement, c’est une condition nécessaire à la bonne gouvernance d’une commune.
Le programme de la majorité municipale comporte des engagements en matière de démocratie participative et de vie des quartiers, non sans certaines ambiguïtés au demeurant. Par quoi se sont-ils traduits après 2 ans de mandat ?
Des tentatives bien timides ou inaudibles qui ne sont pas à la hauteur des enjeux et des attentes légitimes et qui laissent douter de leur sincérité et d’une réelle volonté municipale.
Réunions publiques, enquêtes auprès des habitants, boîtes à idées, ateliers de co-construction, anticipation et approfondissement des informations, pourquoi ces quelques moyens ne sont-ils pas utilisés par la municipalité ?
Les élus de la liste Croissy écologique et solidaire vous invitent à vous exprimer à ce sujet. Visitez le site internet croissyautrement.org, écrivez-nous.
Tribune numéro 106- parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de février 2022 :
Le mieux pour nos enfants
Mettre en place un Projet Alimentaire Territorial (PAT) pour une restauration scolaire saine, écologique, sans plastique et de qualité est l’une des propositions du programme de « Ensemble, Vivre à Croissy »(la liste municipale majoritaire). S’il s’agit d’offrir une alimentation saine et de proximité à nos enfants, il nous paraît évidemment nécessaire de le mettre en oeuvre au plus tôt. C’est un projet qui devrait associer plusieurs communes, voire la communauté d’agglomération, et bénéficier de l’aide de la Région Ile de France.
Qu’en est-il de l’avancement de cet engagement? A quand une cuisine locale qui concoctera des plats à base de produits bio pour les enfants de Croissy? C’est un voeux que nous formulons pour cette année! Année que nous vous souhaitons la meilleure possible.
Un exemple de PAT Plan Alimentaire Territorial, en Seine Saint Denis. La municipalité de Croissy aura t’elle autant d’ambition?
Tribune numéro 105 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de décembre 2021 :
L’hypocrisie de la prise en compte du quotient familial
Un sujet qui nous tient à cœur : la prise en compte du quotient familial
Pour exemple, l’accueil du matin en périscolaire. Pour un foyer dont le revenu mensuel est de 1.500 €, le tarif est de 2,44 €. Pour un foyer dont le revenu mensuel est supérieur à 4.000 €, le tarif est 2,62€. Soit une différence de 18 centimes (environs 7%), pour un écart de revenus à minima de 2.500 € (environs 266%).
De même, la restauration municipale. Les tarifs vont de 4,10 € pour les revenus les plus faibles à 5,01€ pour les revenus les plus élevées, soit une différence de 90 centimes (environs 18%).
Le coût de la cantine et de l’accueil du matin et du soir pèse lourdement pour les familles aux revenus modestes.
L’application de ce pseudo quotient familial nous apparait profondément injuste.
Par ailleurs, le CCAS n’est pas là pour compenser cette injustice. L’enquête menée alors est intrusive concernant les dépenses de la famille, et la plupart des familles pour lesquelles le coût des activités périscolaires est important ne bénéficient pas pour autant d’une prise en charge par le CCAS.
Cette façon de faire est indécente. Il faut un quotient familial plus juste qui propose enfin une esquisse de redistribution cohérente des revenus dans notre commune.
Les élus de la liste Croissy Écologique et Solidaire
Tribune numéro 104 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » d’octobre 2021 :
Le château Chanorier : un avenir de plus en plus commercial ?
Le château Chanorier et ses dépendances étant le principal patrimoine historique de notre ville, il est heureux que la municipalité en ait mené à bien la restauration et la mise en valeur, et il est aussi heureux qu’après restauration, son activité ait remplit pleinement son rôle de lieu de convivialité et de partage, grâce aux bénévoles et associations de Croissy. Nombreux sont ceux qui regrettent encore le salon de thé associatif ! et les multiples activités générées par les associations.
Au motif que Chanorier coutait cher, le château a été concédé à la société Epicure qui en a fait son centre de promotion des briques Lego. Jusqu’à récemment, Epicure ne payait pratiquement pas de loyer en numéraire, mais en animations et « œuvres d’art » lesdites œuvres d’art n’étant ni plus ni moins que des installations promotionnelles de la société Lego, que la ville s’engage à acheter comme principale rémunération de l’occupation du château, devenu le siège social de cette société. Cet état de fait est regrettable !
Ce contrat d’occupation avec Epicure se terminant en 2020, un avenant a été voté le 5 octobre 2020 – sans appel d’offre et avec l’opposition de 4 conseillers municipaux—jusqu’en décembre 2021, la principale modification étant que loyer et achats d’œuvre ou d’expositions sont désormais disjoints, ce qui est quand même la moindre des choses ! L’avenant voté va jusqu’à indemniser rétroactivement Epicure de 2170€ par mois pour la terminaison de sa facilité de stockage au centre technique municipal! On aimerait qu’une telle mansuétude se pratique envers les associations de Croissy plutôt qu’au bénéfice d’une société commerciale !
Et après décembre 2021 ? Quel sera le sort de Chanorier ?
Va-t-on continuer dans la ligne « château Lego » , ou enfin revenir à la vocation initiale de Chanorier : un lieu de convivialité et d’activités impliquant au maximum les habitants et les associations de Croissy ? Lors de la restauration du Château, notre maire avait engagé avec succès une grande opération de concertation, mais cela semble bien passée de mode, tout se décide désormais en petit comité.
Nous alertons les Croissillons avant cette échéance de décembre 2021, car s’ils ne se mobilisent pas, le patrimoine principal de notre ville leur échappera : Place aux petits arrangements et aux intérêts privés, les associations et les Croissillons iront ailleurs, on leur prépare d’ailleurs la Maison de Charité, place d’Aligre pour évacuer le château.
Les élus de la liste Croissy Écologique et Solidaire
Tribune numéro 103 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de juillet 2021
Zéro artificialisation nette des sols à Croissy sur Seine?
Dans le projet de loi « Climat et résilience » (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3875_projet-loi#) les députés ont voté des mesures contre la bétonisation. L’intention est de préparer l’avenir en luttant contre l’artificialisation des sols.
Nous retiendrons les articles suivants :
Article 49 : Les collectivités locales souhaitant ouvrir de nouveaux espaces à l’urbanisation devront démontrer qu’il n’existe pas de parcelle disponible pour leur projet dans l’enveloppe existante.
Article 50 : Un rapport communal annuel doit être produit pour rendre compte de l’artificialisation des sols et donner lieu à un débat devant le conseil municipal
Article 54 : Avant toute démolition, le maitre d’ouvrage devra réaliser une étude de changement de destination du bâtiment, adossé au diagnostic déchet dans le cas de la démolition. Cela doit inciter à la rénovation des bâtiments existants plutôt que leur démolition.
Par ailleurs, une commune comme Croissy sur Seine doit satisfaire à la loi SRU, toujours en vigueur, et atteindre le pourcentage de 25% de logements sociaux. Pour atteindre cet objectif, le PLU (Plan Local d’Urbanisme) actuel oblige à avoir 30% de logements sociaux dans tout nouveau projet immobilier. Cette démarche pro-active « à retardement » a un effet pervers à l’échelle de notre territoire : la disparition de toutes les surfaces non bâties. Chaque promoteur occupe le maximum de surface au sol pour réaliser son profit. Sans compter qu’en densifiant notre population, le pourcentage de 25% de logements sociaux est loin d’être atteints.
Comment y parvenir ? La municipalité a la capacité d’agir contre l’avidité excessive des promoteurs immobiliers en usant de ses facultés de préemption aux fins de mener des opérations d’aménagement urbain. Cela permettrait de résoudre l’équation : renouvellement urbain ouvrant de nouvelles possibilités de logement social de qualité, optimisation de la densité des espaces urbanisés et conservation d’espaces non artificialisés et non livrés à la construction débridée.
Les élus de la liste Croissy Écologique et Solidaire
Tribune numéro 102 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de mai 2021
On en rêve à Croissy, mais c’est ailleurs que cela se réalise !
Une Charte de la démocratie participative et la co-construction a été mise aux voix au dernier Conseil Municipal : un texte de bonnes intentions déclaratives – qui pourrait aller contre ?- sans concertation avec les associations locales et les citoyens, sans moyens prévus pour en vérifier l’application concrète.
La démocratie participative et la co-construction seront-elles mises en œuvre par une concertation sur le nouveau projet culturel et associatif dans les locaux du château Chanorier ? (voir une précédente tribune).
Sur ce projet ou sur d’autres, ce serait une occasion pour mobiliser l’intelligence collective et citoyenne !
Autour de nous, quelques exemples concrets issus de démarches de démocratie participative montrent que c’est possible.
A Bougival, la commune a lancé en 2016 la transformation d’un terrain de foot en un espace consacré au maraîchage. A la suite d’un appel à projet, elle a confié cet espace à un maraîcher formé au maraîchage biologique et à la permaculture. Les récoltes permettent de fournir une AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) locale.
A Chatou, un projet de coopérative solaire citoyenne, a été accueilli par la mairie qui accepte que des panneaux photovoltaïques soient installés sur les toits de bâtiments communaux.
A Marly le Roi, La mairie contactée par la même association a donné son feu vert. La mairie de Croissy, contactée également n’a pas encore donné de réponse.
A Chatou encore, la mairie a soutenu une initiative de « Chatou en transition » de créer un jardin partagé, en offrant une parcelle (rue des Landes/ rue Jules Ferry), et en faisant préparer le terrain.
Au Vésinet, la commune a donné aux comités de quartiers un rôle significatif en élargissant leurs compétences consultatives sur toutes les questions ayant trait à la vie de leur quartier : circulation, transport, sécurité environnement.
Au Pecq, un budget participatif a été alloué pour mettre en place des projets de quartier.
A Houilles, une « Commission du Temps Long » a été créée, rassemblant des élus, des citoyens, des représentants d’associations, et de la vie économique, des experts. Elle permet un espace d’observation et de proposition sur la prise en compte du long terme dans l’action publique locale.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune numéro 101 – parue sur le journal municipal « Côté Croissy » de février 2021
Télétravail et développement local
La pandémie Covid 19 a déclenché une brusque transformation de l’organisation du travail et un passage sans délai, et parfois sans temps de réflexion, au télétravail à 100%. Pour de nombreux Croissillons, salariés ou indépendants, le télétravail est devenu le mode de travail quotidien et il est probablement voué à rester une forme usuelle de l’organisation de travail.
Ce mode de travail a été diversement ressenti. Pratiqué intensivement en période de confinement, il a mis en évidence des risques professionnels tels que : augmentation des risques psycho-sociaux, effets de la sédentarité, troubles musculo squelettiques et posturaux, addictions et troubles du sommeil… A ces risques avérés des remèdes peuvent être apportés si on apporte de l’attention et de l’accompagnement.
L’existence d’un tiers lieu est une réponse pour ceux qui rencontrent des difficultés à travailler à domicile ou qui s’interrogent sur la façon de pérenniser un mode de travail hors du bureau et de l’entreprise. Ce n’est pas seulement un espace de co-working. Il offre également un appui aux porteurs de projets, aux salariés en reconversion. Généralement porté par une association et une collectivité publique, Il structure une communauté, une intelligence collective, permettant d’échanger, de tester et d’être accompagné (voir l’exemple du « Quai des Possibles » à Saint Germain en Laye installé dans l’ancienne gare de grande ceinture)
Dans notre commune et alentour, ces nouvelles formes de travail ont un énorme potentiel et représentent une alternative d’avenir au modèle traditionnel qui a vu l’éclosion des « banlieues-dortoirs ». L’existence de compétences qualifiées et variées représente un potentiel local et un terreau de développement économique local et d’insertion sociale. C’est pourquoi il serait pertinent de soutenir l’éclosion d’un tel lieu à Croissy.
Il est possible de donner du sens aux tendances que la crise sanitaire vient d’accélérer, celui d’un projet d’organisation sociale valorisant le local, entretenant les réseaux de solidarité, développant le capital humain, économisant l’énergie, préservant l’environnement et le vivant. Le télétravail, de subi, peut alors s’inscrire dans un projet positif pour la qualité de vie individuelle et collective.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune parue sur le journal municipal « Côté Croissy » numéro 100 – Décembre 2020 :
Quelle ambition pour Chanorier ?
Le château Chanorier et ses dépendances étant le principal patrimoine historique de notre ville, il est heureux que la municipalité en ait mené à bien la restauration et la mise en valeur. Une fois restauré, le « pôle Chanorier » a pu jouer son rôle de centre de convivialité particulièrement vivant et participatif, avec le salon de thé associatif, les associations multiples, et le foisonnement d’initiatives culturelles qui a suscité l’admiration des communes voisines. Pour ces deux étapes, nous devons remercier notre maire actuel. Mais à partir de là, rien ne va plus !Au motif que Chanorier coûtait cher (combien?) un partenariat avec la société Epicure a été établi. Celle-ci a fait du château son siège social en contrepartie de la fourniture d’expositions lego au rez de chaussée du bâtiment. Cet étrange troc se résume ainsi : le loyer annuel de 170000€ n’est pas payé en numéraire mais en prestation d’expositions, en partage du prix des entrées, et en achat d’œuvres d’un montant équivalent. C’est donc un jeu à somme nulle, sans compter les investissements de la commune pour les besoins d’Epicure. Ce contrat se termine le 30 mai 2021.Un avenant à ce contrat, auquel nous nous sommes opposés, vient cependant d’être voté le 5 octobre, il prolonge ce troc, loyer contre exposition, à des conditions plus favorables pour palier le manque à gagner, lié à la pandémie, de cette société, et de plus loue 2170€ par mois un local pour Epicure du fait de la fin de sa facilité de stockage au centre technique municipal.A Chanorier toujours, que peut apporter aux Croissillons la création d’un sous-sol sous la Verrière ? 2 millions € de travaux pour faire une salle polyvalente de 125m2, pour des concerts, des répétitions et des séminaires d’entreprise ! Est-ce bien employer l’argent public alors que des salles pourraient être libérées dans le château?
Notre vision est toute autre :
Une telle somme pourrait être utilisée, par exemple, pour soutenir la transition énergétique, en implantant des bornes électriques, en appuyant la sortie du plastique dans les cantines, en favorisant l’accès à l’ensemble des activités culturelles et sportives par le développement de tarifs sociaux…
A la la fin du contrat Epicure, la mairie prévoit un nouvel appel d’offre. On pourrait alors interroger les croissillons sur leur degré de satisfaction, et les solliciter pour exprimer leurs attentes et ainsi redonner à l’ensemble du château son rôle de centre de convivialité pour les croissillons de tout âge. alors que d’ores et déjà une suite est prévue avec un nouvel appel d’offre.
Nous demandons que les croissillons soient consultés sur ces travaux et sur la mise à disposition du Château Chanorier sur la base d’un dossier détaillé présentant de manière contradictoire une analyse de l’intérêt effectif pour les Croissillons de ces projets.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune parue sur le journal municipal « Côté Croissy » n°99 – octobre 2020 :
L’intérêt des Croissillons doit être au cœur de la politique de la ville
Rappelons tout d’abord les engagements fondamentaux du programme de notre liste. Nous souhaitons que Croissy soit une communauté accueillante, facilitant les activités culturelles et sportives pour tous et respectueuse de l’environnement dont nous avons hérité. Pour cela, les Croissillons doivent être acteurs de la politique de la ville, en étant associés aux choix de la politique communale en toute transparence budgétaire. Cette liste n’est pas une liste d’opposition mais une liste de propositions. Nos prises de position n’ont et n’auront que cette ambition, en évitant toute attitude partisane.
C’est pour le bénéfice de tous les Croissillons que nous proposions de leur rendre un accès libre au Château Chanorier. Or, nous avons découvert dans le programme de M. Davin, une ligne budgétaire de 2 M€ pour une extension en sous-sol de ce lieu emblématique. Extension qui ne s’avérait pas nécessaire avant la « privatisation », lorsque les Croissillons disposaient de tout le Château pour des projets associatifs. Effectivement, favoriser les activités qui créent des liens entre tous les citoyens a un coût. Mais le coût des travaux proposés et de ceux déjà réalisés n’est-il pas supérieur ? Par ailleurs, les projets concernant Chanorier ou la Maison de Charité ont-ils fait l’objet d’une concertation citoyenne et associative lors de la précédente mandature ?
Il est aussi de la responsabilité de la municipalité d’assurer à tous un environnement sain. Les parents, soucieux de l’action des perturbateurs endocriniens sur la santé de leurs enfants, demandent une cantine sans plastique et, plus particulièrement, le remplacement des contenants plastiques dans lesquels sont livrés les plats par des contenants inox. Or, le marché de restauration scolaire doit être renouvelé et la commission d’appel d’offres aura lieu le 12 octobre prochain. Le dossier proposé n’envisage pas l’élimination des contenants plastiques comme cela se pratique dans beaucoup de communes. Nous demandons, au côté des associations de parents, d’intégrer l’utilisation des contenants inox dès le démarrage de la nouvelle prestation en novembre 2020.
Sur tous ces sujets concrets, nous n’adoptons pas une opposition systématique, mais nous exigeons, légitimement, l’information et la concertation des citoyens de notre commune. Le maire élu et son équipe municipale ne peuvent considérer que l’élection du 15 mars dernier soit un blanc seing pour une application in extenso sans adaptation, révision ou amendement, d’un programme élaboré sans la participation de la population Croissillonne. A ce titre nous sommes et nous resterons vigilants.
Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire 
Tribune parue sur le journal municipal « Côté Croissy » n°98 – juin 2020 :
Un avenir plus solidaire et plus sain
La liste « Croissy Ecologique et Solidaire » remercie tous les Croissillons rencontrés pendant la campagne électorale et tous les électeurs qui lui ont apportés leur suffrage. En recueillant 32% des voix, notre liste a suscité de l’intérêt et a trouvé le soutien d’une partie croissante des habitants.
La campagne électorale a montré votre souhait d’être mieux informés, votre regard critique sur les décisions prises par la municipalité et votre volonté d’être davantage associés en tant que citoyens.
Avec désormais quatre élus au Conseil Municipal, notre liste fera entendre les voix de ceux qui s’opposent à la politique du maire sortant et veillera à représenter l’intérêt de tous les habitants. Nous serons vigilants pour que les projets mis en œuvre par la commune avec l’argent de nos impôts servent l’intérêt du plus grand nombre ainsi que la préservation de l’environnement et du patrimoine. En priorité, nous porterons les valeurs de l’écologie et de la solidarité.
La grave crise sanitaire qui perdure nous montre à quel point nous devons remettre en cause un modèle de développement qui accroit les inégalités sociales et dérègle tous les systèmes vivants : la nature est plus forte que nous.
Le projet Ecologique et Solidaire que nous avons élaboré pour Croissy tient compte de ces enjeux majeurs. Nous pensons que notre commune doit se préparer, avec tous ses habitants, à affronter ces crises sociales, sanitaires, climatiques liées aux problèmes du vivant et de la biodiversité.
Une gestion prudente des ressources de la commune est peut-être nécessaire, mais elle doit reposer sur des choix stratégiques allant dans le sens d’une transformation des conditions de vie dans notre ville, les rendant plus solidaires et plus saines. Ces choix doivent être le fruit d’une réflexion commune des croissillons.
Il faudra du temps pour tirer toutes les leçons de cette crise et de la clairvoyance pour faire des choix publics plus pertinents, créateurs de bien-être, de résilience et de progrès social. C’est en associant l’ensemble de la population qu’une politique pour le bien-être de tous se met en place.
Les élus de la liste Croissy écologique et solidaire
