Urbanisme : existe t’il des zones préservées à Croissy?

Le projet immobilier Aligre-Epremesnil a suscité des inquiétudes des riverains. Que va devenir la belle allée de tilleuls ? Quel est ce projet de construction de 5311 m2 de plancher sur un terrain arboré situé entre le château Chanorier et la place d’Aligre, site patrimonial remarquable ?

Au regard du dossier consulté, notamment des termes de l’avis de l’architecte des Bâtiments de France et de ses prescriptions, Croissy autrement a exercé un recours gracieux. Précisons que trois immeubles R+3 et 10 maisons vont s’édifier sur ce terrain en vertu du permis de construire accordé.

Le propriétaire nous a mis en contact avec l’architecte du projet. Celui-ci a reçu trois membres de l’association. Il a donné des explications sur la manière dont le projet respecte les prescriptions en matière patrimoniale (notamment le règlement SPR de la commune, en zone AP1 et AP4) et en matière d’urbanisme (notamment le PLU, en zone UVb). Il a bien voulu communiquer les éléments fournis par courrier à la mairie. Celle-ci, après examen, a rejeté le recours.

https://croissyautrement.files.wordpress.com/2020/11/recours-projet-aligre-epremesnil-1.pdf

Quels enseignements avons-nous tirés ?

Les zones les plus protégées du PLU, qui sont censées constituer une « trame verte », ne le sont pas tant que cela. La pression immobilière s’exerce aussi sur ces parcelles, même si les constructions y sont moins denses. La bonne volonté de l’investisseur est le principal critère pour bâtir une architecture de qualité et préserver les sols et la biodiversité. Il en va de même pour remédier à l’impact carbone de la construction et pour réduire la consommation énergétique du bâtiment, au-delà du respect du standard réglementaire.

L’intérêt des Croissillons doit être au cœur de la politique de la ville

Tribune parue sur le journal municipal « Côté Croissy » n°99– Octobre 2020

Rappelons tout d’abord les engagements fondamentaux du programme de notre liste. Nous souhaitons que Croissy soit une communauté accueillante, facilitant les activités culturelles et sportives pour tous et respectueuse de l’environnement dont nous avons hérité. Pour cela, les Croissillons doivent être acteurs de la politique de la ville, en étant associés aux choix de la politique communale en toute transparence budgétaire. Cette liste n’est pas une liste d’opposition mais une liste de propositions. Nos prises de position n’ont et n’auront que cette ambition, en évitant toute attitude partisane.

C’est pour le bénéfice de tous les Croissillons que nous proposions de leur rendre un accès libre au Château Chanorier. Or, nous avons découvert dans le programme de M. Davin, une ligne budgétaire de 2 M€ pour une extension en sous-sol de ce lieu emblématique. Extension qui ne s’avérait pas nécessaire avant la « privatisation », lorsque les Croissillons disposaient de tout le Château pour des projets associatifs. Effectivement, favoriser les activités qui créent des liens entre tous les citoyens a un coût. Mais le coût des travaux proposés et de ceux déjà réalisés n’est-il pas supérieur ? Par ailleurs, les projets concernant Chanorier ou la Maison de Charité ont-ils fait l’objet d’une concertation citoyenne et associative lors de la précédente mandature ?

Il est aussi de la responsabilité de la municipalité d’assurer à tous un environnement sain. Les parents, soucieux de l’action des perturbateurs endocriniens sur la santé de leurs enfants, demandent une cantine sans plastique et, plus particulièrement, le remplacement des contenants plastiques dans lesquels sont livrés les plats par des contenants inox. Or, le marché de restauration scolaire doit être renouvelé et la commission d’appel d’offres aura lieu le 12 octobre prochain. Le dossier proposé n’envisage pas l’élimination des contenants plastiques comme cela se pratique dans beaucoup de communes. Nous demandons, au côté des associations de parents, d’intégrer l’utilisation des contenants inox dès le démarrage de la nouvelle prestation en novembre 2020. 

Sur tous ces sujets concrets, nous n’adoptons pas une opposition systématique, mais nous exigeons, légitimement, l’information et la concertation des citoyens de notre commune. Le maire élu et son équipe municipale ne peuvent considérer que l’élection du 15 mars dernier soit un blanc seing pour une application in extenso sans adaptation, révision ou amendement, d’un programme élaboré sans la participation de la population Croissillonne. A ce titre nous sommes et nous resterons vigilants.

Les élus de la liste Croissy Ecologique et Solidaire

soirée-débat « le maraîchage urbain, une solution d’avenir réaliste ? »

Une soirée-débat sur le thème « le maraîchage urbain, une solution d’avenir réaliste ? » était organisée par Croissy Autrement le 25 septembre 2020, avec les témoignages d’Eric Joly, créateur du Jardin sur l’île à Bougival et d’Hélène Salzburger, présidente de l’association les amis des jardins croissillons.

Une soirée-débat sur le thème « le maraîchage urbain, une solution d’avenir réaliste ? » était organisée par Croissy Autrement le 25 septembre 2020, avec les témoignages d’Eric Joly, créateur du Jardin sur l’île à Bougival et d’Hélène Salzgeber, présidente de l’association les amis des jardins croissillons.

Témoignage d’Eric Joly
Eric est au départ horticulteur. Sa démarche a d’abord consisté à se former en passant un diplôme d’état en maraîchage et en suivant des stages de permaculture à la ferme du Bec Hélouin auprès de Perrine et Charles Hervé-Gruyer.
Eric s’intéresse aux multiples initiatives qui fleurissent en région parisienne et il candidate à un appel à projet lancé en 2017 par la Mairie de Bougival. Ce qui lui semble intéressant c’est l’opportunité de reconvertir un terrain de football en micro-ferme maraîchère : au projet de création d’une activité économique de production agricole s’ajoute l’enjeu sociétal de démontrer la capacité de la permaculture à reconvertir un terrain devenu infertile et à créer une micro-ferme productive et viable sur un terrain de la taille modeste d’un stade de foot, soit 6000 m2.
Le terrain de foot est fait de remblais et d’un substrat drainant de terre et de sable. Il ne contient plus de matière organique ni de vie. L’analyse du terrain montre qu’aucun ver de terre ne s’y trouve.
La première étape consiste à couvrir le terrain d’une épaisse couche de fumier, dix bennes en provenance de clubs hippiques de Maisons Laffitte. Constat, le fumier se trouve facilement dans la région et il faut le valoriser. Cela permet dès l’hiver 2018 de certifier par Ecocert la ferme en agriculture biologique, dès sa première année d’exploitation. Les premières récoltes ont lieu en 2019.


Cette première étape a été aussi l’occasion de fédérer autour de ce projet, notamment les membres de l’AMAP de Bougival constituée à la même époque.
La ferme trouve aujourd’hui ses débouchés en livrant des paniers à l’AMAP, les restaurateurs, le marché de Bougival, une coop solidaire au Chesnay… Elle réalise une vente directe chaque mercredi à 18h00 sur l’île de la Chaussée. Elle projette de fournir les cantines.
Cette année, la ferme a installé deux tunnels pour pouvoir produire durant l’hiver. Son objectif est de produire de façon bio-intensive, d’être économiquement viable et de rémunérer décemment les trois maraîchers qui sont nécessaires pour conduire l’exploitation du terrain. La ferme sur l’île est une entreprise constituée en EARL, elle reçoit le concours de bonnes volontés bénévoles mais ne perçoit aucune aide ni subvention. Elle n’est pas éligible aux subventions de la PAC, du fait de règles de subventions « à l’hectare ». Les micro-fermes qui produisent en permaculture de façon intensive et biologiques ne correspondent pas au modèle conventionnel de la PAC qui pousse les agriculteurs vers une course à la taille et vers des pratiques mécanisées.
La vie est revenue spontanément et rapidement. Les vers de terre sont maintenant nombreux, ainsi que tous les autres insectes, la biodiversité est revenue.

« l’idée de la permaculture : partager l’abondance ».

Le maraîchage en permaculture est un métier qui mobilise beaucoup d’intelligence. C’est ce qui fait l’intérêt de ce métier. Il requiert la planification des cultures sur l’année et des assolements sur plusieurs années. C’est un métier qui a une obligation de résultat. Il s’agit d’honorer ses clients et de générer des revenus. Il est inscrit dans la réalité économique. Il est relié à son écosystème. La ferme sur l’île a des relations avec ses voisins et la commune de Bougival pour utiliser leurs composts. Elle a accès au forage Vieljeux. L’accès à l’eau est essentiel, le meilleur engrais des légumes cela reste l’eau. Elle mobilise le volontariat et elle a accueilli deux stagiaires cet été.

La ferme sur l’île a aussi un objectif pédagogique. Elle veut démontrer l’enjeu de l’agriculture urbaine qui concilie la production biologique et l’approvisionnement local. Il y a un enjeu à instruire les décideurs politiques et économiques et le public. Ainsi, les PLU pourraient davantage prévoir des réserves foncières destinées à l’activité économique maraîchère. L’exemple de la Ferme sur l’île montre qu’un terrain de 6000m2 abimés peut être reconverti sans investissement important.

« Un enjeu pour nos villes, notre santé, nos enfants ».

Témoignage d’Hélène Salzgeber
L’association « les amis des jardins croissillons » est née d’une initiative spontanée pour soigner les framboisiers et cassissiers du parc Chanorier. Plantés par la mairie qui n’avait prévu de budget d’entretien, ceux-ci étaient enherbés et ne donnaient rien. La récolte fut fructueuse et la mairie confia le terrain en demandant de développer le bénévolat pour entretenir la parcelle et accueillir les enfants des écoles. Le jardin est composé de deux parcelles, dont l’une avec des allées élargies permettant d’accueillir les classes des écoles.

Le potager joue un rôle social. Le potager est un lieu qui attire les promeneurs, par exemple les pensionnaires de la Roseraie. C’est intéressant d’observer l’évolution de ce jardin et sa biodiversité croissante. Le jardin est fleuri, il nourrit les abeilles des ruches qui sont installées là. Les enfants sont très intéressés par le potager. Il y a eu une perte de transmission de compétences entre générations et c’est encourageant de constater que les enfants sont actuellement prêts à recréer des compétences pour le jardinage.
L’association cherche des bénévoles plus nombreux pour cultiver le jardin, réaliser les arrosages selon le plan d’arrosage et développer la biodiversité de la parcelle.

à vos agendas! Croissy autrement organise le 25 septembre une soirée débat sur le thème :

Le maraîchage urbain, une solution d’avenir réaliste?


le vendredi 25 septembre à 20h30 dans le hall de l’auditorium à Chanorier. Avec la présence d’Eric Joly, créateur de « la ferme sur l’île » à Bougival, une expérience de reconversion d’un terrain de foot en exploitation modèle de permaculture.

Les précautions seront de mises pour protéger notre santé et ne pas propager le coronavirus (port du masque, distance physique, lavage des mains)

Un avenir plus solidaire et plus sain

Tribune parue dans le journal municipal « Côté Croissy » n°98 – juin 2020

La liste « Croissy Ecologique et Solidaire » remercie tous les Croissillons rencontrés pendant la campagne électorale et tous les électeurs qui lui ont apportés leur suffrage. En recueillant 32% des voix, notre liste a suscité de l’intérêt et a trouvé le soutien d’une partie croissante des habitants. 
La campagne électorale a montré votre souhait d’être mieux informés, votre regard critique sur les décisions prises par la municipalité et votre volonté d’être davantage associés en tant que citoyens. 
Avec désormais quatre élus au Conseil Municipal, notre liste fera entendre les voix de ceux qui s’opposent à la politique du maire sortant et veillera à représenter l’intérêt de tous les habitants. Nous serons vigilants pour que les projets mis en œuvre par la commune avec l’argent de nos impôts servent l’intérêt du plus grand nombre ainsi que la préservation de l’environnement et du patrimoine. En priorité, nous porterons les valeurs de l’écologie et de la solidarité.
La grave crise sanitaire qui perdure nous montre à quel point nous devons remettre en cause un modèle de développement qui accroit les inégalités sociales et dérègle tous les systèmes vivants : la nature est plus forte que nous.
Le projet Ecologique et Solidaire que nous avons élaboré pour Croissy tient compte de ces enjeux majeurs. Nous pensons que notre commune doit se préparer, avec tous ses habitants, à affronter ces crises sociales, sanitaires, climatiques liées aux problèmes du vivant et de la biodiversité.
Une gestion prudente des ressources de la commune est peut-être nécessaire, mais elle doit reposer sur des choix stratégiques allant dans le sens d’une transformation des conditions de vie dans notre ville, les rendant plus solidaires et plus saines. Ces choix doivent être le fruit d’une réflexion commune des croissillons.

Il faudra du temps pour tirer toutes les leçons de cette crise et de la clairvoyance pour faire des choix publics plus pertinents, créateurs de bien-être, de résilience et de progrès social. C’est en associant l’ensemble de la population qu’une politique pour le bien-être de tous se met en place.

Les élus de la liste Croissy écologique et solidaire

Qui sommes nous?

L’association « Croissy autrement » est née en 1996.

Depuis cette date, l’association poursuit un travail de réflexion et d’action sur l’avenir social, économique et écologique de la ville de Croissy-sur-Seine et de ses habitants, engage les citoyens autour des enjeux écologiques et solidaires à l’échelle de la commune et de l’intercommunalité, et soutient l’action des conseillers municipaux élus qu’elle investit.

Regroupant des Croissillons qui souhaitent s’impliquer dans la vie de leur commune, l’association Croissy autrement a présenté, depuis sa création, une liste lors des élections municipales pour promouvoir ses idées et être active au sein du Conseil municipal. Cette liste a obtenu deux élus au Conseil municipal en 2001, trois élus en 2008 et 2014 et quatre élus en 2020.

En 2020, l’association adopte la signature « Croissy écologique et solidaire ». Avec cette nouvelle signature, l’association vise à affirmer ses valeurs et à accueillir des membres nombreux, divers et désireux d’être des acteurs locaux de progrès social, de transformation écologique et du débat démocratique.

La croissance et la transformation démographique ainsi que le développement de Croissy-sur-Seine nous incitent à nous positionner comme acteurs du changement. Soucieux de démocratie participative à Croissy, et pour que chacun se sente citoyen responsable au sein de la communauté croissillonne, et participe pleinement au développement socio-économique et à la transition écologique de la commune.

Membres du Conseil d’Administration
Annie-Claude MOTRON (Présidente)
Jean-Claude BERGOUGNOUX (Trésorier)
Daniel BODINEAU
Marie-Françoise DARRAS
Pierre MARGIER

Invités permanents :
Marie-Françoise DARRAS
Adrien MANNATO
Patricia CAMACHO
Bertrand MANSARD
élus de la liste Croissy écologique et solidaire au Conseil Municipal de Croissy-sur-Seine

Toute personne domiciliée à Croissy et adhérant à nos objectifs peut se joindre à nous en adhérant à Croissy autrement.
Les statuts de Croissy autrement ont été publiés au JO du 14 février 1996.