Réunion publique du 1er octobre 2025 : lancement de la campagne des Municipales 2026
Vos conseillers municipaux Croissy Ecologique et Solidaire qui portent depuis 2020 vos idées pour défendre la démocratie locale, notre environnement et le vivre-ensemble à Croissy, s’engagent dans la campagne électorale municipale de mars 2026. Animée par Xavier Guisse et Marie-Françoise Darras, une nouvelle équipe se constitue. Elle est venue se présenter aux Croissillons dès ce tout début de campagne.

L’objectif de cette réunion était
- de faire entendre le témoignage des élus Croissy écologique et solidaire au Conseil Municipal. Leur expérience au sein du Conseil municipal depuis 2020, voire avant, leur a permis de donner des information- sur les choix faits par JR Davin, et les positions que nous avons prises pour faire valoir d’autres choix possibles,
- de dire ce que nous voulons pour Croissy : nos propositions pour le mandat 2026-2032,
- d’échanger avec les participants et d’entendre leurs questions et propositions.

Réunion publique du 5 mars 2024 sur le SDRIF-E : à quoi ressemblera l’Ile-de-France en 2040?
Cette conférence a permis à Jean-Luc Dumesnil et Annie Lahmer, Conseillers régionaux du Pôle écologiste, de nous présenter le projet de Schéma directeur environnemental d’Ile de France.

Le projet présenté par la majorité actuelle n’introduit malheureusement pas d’orientations nouvelles dans l’aménagement du territoire pour le rendre plus résilient, répondre au défi climatique et lutter contre les inégalités.
Le Pôle écologiste propose lui de penser à une inflexion de la métropolisation de l’île de France et milite pour des choix structurants, comme la fermeture de l’aéroport d’affaires du Bourget.
Soirée-débat « Quelle planification écologique à l’échelle locale ? » du 29 novembre 2023
Cette conférence-débat était organisée par Croissy Autrement le 29 novembre 2023 avec la participation de Thierry Iniguez, membre des Shifters résidant à Croissy. (lien vers la présentation)

Notre Communauté d’Agglomération a adopté son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) en avril 2023. Basé sur un diagnostic territorial, le PCAET comporte un plan d’actions pour diminuer les émissions de Gaz à effet de serre (GES) sur le territoire et l’adapter au dérèglement climatique. Il donne une trajectoire compatible avec l’objectif zéro émission nette de CO2 à 2050.
Le territoire de la Boucle de Seine (19 communes et 337 000 habitants) émet annuellement 1,5 millions de tonnes équivalent CO2, 50% émis par le transport routier, 33% par le résidentiel.
Cela représente 6,55 tonnes par habitant, cependant ne s’agit-il que des émissions directes et des émissions indirectes liées à la consommation d’énergie. En d’autres termes, les émissions indirectes émises par l’industrie des produits que nous consommons sur notre territoire ou les voyages que nous effectuons en dehors de l’agglomération ne sont pas comptées ici et il faut les garder en tête lorsqu’on considère l’impact total d’un habitant moyen de la Boucle.
Le PCAET de l’agglo fixe des objectifs globaux de diminution des consommations de 17% en 2030 et de 56% en 2050, cohérents avec les objectifs nationaux. En intégrant la transition vers les énergies moins émissives, ce sont des diminutions de 25% de GES en 2030 et de 79% en 2050 qui sont visées. En parallèle, l’ambition est de porter la part d’énergie renouvelable produite sur le territoire de 1,2% à 31%, rendant ainsi le territoire plus résilient et moins dépendant d’énergie produite ailleurs.
Les transports routiers :
Ils représentent la moitié de nos émissions de GES et viennent à 72% de nos véhicules particuliers. En moyenne les habitants de la Boucle font 4 déplacements par jour, ce qui ne devrait pas changer à l’avenir. 44% de ces déplacements se font en voiture, 34% à pied et 18% en transport en commun. Les déplacements au sein du territoire intercommunal sont majoritairement effectués en voiture. A cet égard les objectifs de l’agglo de reports vers d’autres modes de transport sont peu ambitieux avec un report de 10% vers les modes actifs en 2030 et 5% vers les transports en commun. Autrement dit, le PCAET consacre le presque tout bagnole.
« Imaginer la voirie de demain qui concilie la circulation douce, des axes arborés et l’automobile »
C’est l’idée principale qui est ressortie du débat : comment améliorer les trajets piétons et planter davantage d’arbres en bordure de la voirie ? Quelles places réserver au stationnement et quelles possibilités de transformation en sens unique pour concilier les nouveaux usages ? Des pistes à débattre démocratiquement avec les habitants.
Le résidentiel :
Caractéristique de notre territoire, la majorité du parc de logements (64%) a été construit entre 1946 et 1990, soit un bâti particulièrement énergivore. Les logements sociaux représentent aussi un enjeu incontournable dans la Boucle de Seine : 27670 logements sociaux, soit 16% du parc locatif, alors que 16629 demandes de logements sont en attente.
A horizon 2050, celui de la neutralité carbone, les consommations de fioul, gaz et électricité devront drastiquement baisser tandis que les réseaux de chaleur et la production solaire se développeront. Au global, c’est une diminution de 12% des consommations par la sobriété et de 58% par l’efficacité (isolation et moyens de chauffage) qui est planifié. Ce qui équivaut à passer un logement de 200 kWh annuels/m2 à 80 kWh, c’est-à-dire passer le DPE de l’étiquette D à B.
« Créer de nouvelles formes urbaines qui concilient la rénovation énergétique, la zéro artificialisation nette et les espaces verts »
C’est l’idée principale qui est ressortie du deuxième temps de débat. Des exemples montrent la possibilité de rehausser un immeuble servant à financer sa rénovation énergétique. Inclure des zones désimperméabilisées et arborées à proximité et mettre à disposition des jardins partagés constitueraient également des projets mobilisateurs pour accompagner ces changements.
Conclusion : le PCAET est établi pour six ans. La version actuelle n’est donc qu’un début d’une démarche de planification à mener jusqu’en 2050. Le pilotage du PCAET devra être améliorer pour amplifier les actions, garantir la justice sociale et empêcher la tentation du recul.
Soirée-débat « le maraîchage urbain, une solution d’avenir réaliste ? » du 25 septembre 2020
Une soirée-débat sur le thème « le maraîchage urbain, une solution d’avenir réaliste ? » était organisée par Croissy Autrement le 25 septembre 2020, avec les témoignages d’Eric Joly, créateur du Jardin sur l’île à Bougival et d’Hélène Salzgeber, présidente de l’association les amis des jardins croissillons.
Témoignage d’Eric Joly
Eric est au départ horticulteur. Sa démarche a d’abord consisté à se former en passant un diplôme d’état en maraîchage et en suivant des stages de permaculture à la ferme du Bec Hélouin auprès de Perrine et Charles Hervé-Gruyer.
Eric s’intéresse aux multiples initiatives qui fleurissent en région parisienne et il candidate à un appel à projet lancé en 2017 par la Mairie de Bougival. Ce qui lui semble intéressant c’est l’opportunité de reconvertir un terrain de football en micro-ferme maraîchère : au projet de création d’une activité économique de production agricole s’ajoute l’enjeu sociétal de démontrer la capacité de la permaculture à reconvertir un terrain devenu infertile et à créer une micro-ferme productive et viable sur un terrain de la taille modeste d’un stade de foot, soit 6000 m2.
Le terrain de foot est fait de remblais et d’un substrat drainant de terre et de sable. Il ne contient plus de matière organique ni de vie. L’analyse du terrain montre qu’aucun ver de terre ne s’y trouve.
La première étape consiste à couvrir le terrain d’une épaisse couche de fumier, dix bennes en provenance de clubs hippiques de Maisons Laffitte. Constat, le fumier se trouve facilement dans la région et il faut le valoriser. Cela permet dès l’hiver 2018 de certifier par Ecocert la ferme en agriculture biologique, dès sa première année d’exploitation. Les premières récoltes ont lieu en 2019.

Cette première étape a été aussi l’occasion de fédérer autour de ce projet, notamment les membres de l’AMAP de Bougival constituée à la même époque.
La ferme trouve aujourd’hui ses débouchés en livrant des paniers à l’AMAP, les restaurateurs, le marché de Bougival, une coop solidaire au Chesnay… Elle réalise une vente directe chaque mercredi à 18h00 sur l’île de la Chaussée. Elle projette de fournir les cantines.
Cette année, la ferme a installé deux tunnels pour pouvoir produire durant l’hiver. Son objectif est de produire de façon bio-intensive, d’être économiquement viable et de rémunérer décemment les trois maraîchers qui sont nécessaires pour conduire l’exploitation du terrain. La ferme sur l’île est une entreprise constituée en EARL, elle reçoit le concours de bonnes volontés bénévoles mais ne perçoit aucune aide ni subvention. Elle n’est pas éligible aux subventions de la PAC, du fait de règles de subventions « à l’hectare ». Les micro-fermes qui produisent en permaculture de façon intensive et biologiques ne correspondent pas au modèle conventionnel de la PAC qui pousse les agriculteurs vers une course à la taille et vers des pratiques mécanisées.
La vie est revenue spontanément et rapidement. Les vers de terre sont maintenant nombreux, ainsi que tous les autres insectes, la biodiversité est revenue.
« l’idée de la permaculture : partager l’abondance ».
Le maraîchage en permaculture est un métier qui mobilise beaucoup d’intelligence. C’est ce qui fait l’intérêt de ce métier. Il requiert la planification des cultures sur l’année et des assolements sur plusieurs années. C’est un métier qui a une obligation de résultat. Il s’agit d’honorer ses clients et de générer des revenus. Il est inscrit dans la réalité économique. Il est relié à son écosystème. La ferme sur l’île a des relations avec ses voisins et la commune de Bougival pour utiliser leurs composts. Elle a accès au forage Vieljeux. L’accès à l’eau est essentiel, le meilleur engrais des légumes cela reste l’eau. Elle mobilise le volontariat et elle a accueilli deux stagiaires cet été.
La ferme sur l’île a aussi un objectif pédagogique. Elle veut démontrer l’enjeu de l’agriculture urbaine qui concilie la production biologique et l’approvisionnement local. Il y a un enjeu à instruire les décideurs politiques et économiques et le public. Ainsi, les PLU pourraient davantage prévoir des réserves foncières destinées à l’activité économique maraîchère. L’exemple de la Ferme sur l’île montre qu’un terrain de 6000m2 abimés peut être reconverti sans investissement important.
« Un enjeu pour nos villes, notre santé, nos enfants ».
Témoignage d’Hélène Salzgeber
L’association « les amis des jardins croissillons » est née d’une initiative spontanée pour soigner les framboisiers et cassissiers du parc Chanorier. Plantés par la mairie qui n’avait prévu de budget d’entretien, ceux-ci étaient enherbés et ne donnaient rien. La récolte fut fructueuse et la mairie confia le terrain en demandant de développer le bénévolat pour entretenir la parcelle et accueillir les enfants des écoles. Le jardin est composé de deux parcelles, dont l’une avec des allées élargies permettant d’accueillir les classes des écoles.

Le potager joue un rôle social. Le potager est un lieu qui attire les promeneurs, par exemple les pensionnaires de la Roseraie. C’est intéressant d’observer l’évolution de ce jardin et sa biodiversité croissante. Le jardin est fleuri, il nourrit les abeilles des ruches qui sont installées là. Les enfants sont très intéressés par le potager. Il y a eu une perte de transmission de compétences entre générations et c’est encourageant de constater que les enfants sont actuellement prêts à recréer des compétences pour le jardinage.
L’association cherche des bénévoles plus nombreux pour cultiver le jardin, réaliser les arrosages selon le plan d’arrosage et développer la biodiversité de la parcelle.

